- Mettre la poubelle au régime

1. Consommons «réutilisable»

Plutôt que d’acheter un produit jetable, choisissez exactement le même produit mais réutilisable. Un mouchoir en tissu lavable à la place des Kleenex, de la vaisselle normale au lieu d’assiettes et de gobelets en plastique, un gant de toilette plutôt que des lingettes (qui mettent beaucoup de temps à se décomposer), un torchon à la place de l’essuie-tout... Cela génère moins de déchets et abîme moins la planète.

Pourquoi autant de produits «JETABLES» ?

Stylos, mouchoirs, essuie-tout, lingettes, gobelets et serviettes, rasoirs... Nous nous en servons une seule fois et puis, hop ! à la poubelle ! C’est vraiment commode. Mais que dirait la planète si on pouvait lui demander son avis ?

Pour fabriquer tous ces produits, on utilise beaucoup de ressources naturelles. Un seul exemple. La fabrication des assiettes nécessite des arbres (assiettes en carton) ou du pétrole (assiettes en plastique). Puis de l’eau et de l’énergie pour faire tourner les machines, et encore de l'énergie pour les transporter de l’usine au magasin. Toutes ces étapes participent à la déforestation (de nombreux arbres sont arrachés), à la pollution de l’eau et de l’air (les rejets des usines, chargés de produits nocifs) et au réchauffement climatique (l’énergie utilisée émet des gaz à effet de serre). Cela fait beaucoup de dégradations et beaucoup de pollution pour une simple assiette, vous ne trouvez pas ?

Et ensuite, que se passe-t-il ?

Peu de ces objets jetables sont recyclables. Quand ils vont à la poubelle, ils augmentent alors la quantité de nos déchets qu’il faut faire disparaître...
Mais notre planète n’est pas une planète jetable. Il n’en existe pas une autre de rechange, à utiliser quand nous aurons fini d’abîmer celle-ci !

2. Trions nos déchets

Saviez-vous qu’en recyclant vos cannettes en aluminium, vous aidez à préserver la nature et ses ressources ? Même chose avec vos bouteilles en plastique (moins de pétrole prélevé), votre papier (moins d’arbres coupés) ou vos boîtes de conserve en acier (moins de minerai de fer extrait de la terre)... en plus, le recyclage consomme moins d’énergie que la première fabrication. Alors ?

Comment transformer un tas de bouteilles en plastique en veste polaire ?

Et des flacons de shampoing en cartes téléphoniques ? Une bouteille de vin en bocal de confiture ? Et quelques cannettes de boisson en bicyclette ? Pas en un tour de magie... mais grâce au recyclage !

Mais pour recycler, il faut d’abord trier ses déchets. Le plastique, le verre, l’aluminium, l’acier, le carton : chacun sa voie ! Trier, ce n’est pas vraiment jeter. C’est juste une étape dans la vie du matériau qui va bientôt resservir à autre chose, au lieu d’être gaspillé.

Un exemple : en recyclant les cannettes de soda, on peut fabriquer de l’aluminium sans rien avoir à extraire des mines. Savez-vous que pour trouver de la bauxite (que l’on transforme ensuite en aluminium), il faut creuser d’immenses mines à ciel ouvert qui détruisent forêt, nature et animaux qui y habitent ? Il vaut mieux collectionner vos cannettes, vous ne trouvez pas ?

En fin de compte, beaucoup de choses peuvent être recyclées et, en faisant un peu attention, on s’aperçoit vite que nos déchets sont très utiles. Alors, triez... Une deuxième vie les attend grâce à vous.

3. Réduisons les emballages

Regardez bien les emballages des produits que vous achetez . repérez ceux qui sont inutiles et laissez-les dans les rayons. Et si un produit équivalent existe avec moins d'emballage , prenez-le. Pour les shampoings et gels douche par exemple, il vaut mieux acheter une grande bouteille plutôt que plusieurs petites.

Pourquoi tous ces emballages ?

Prenez par exemple un petit carré de chocolat : il est emballé dans un papier doré, par sachets de trois, placés dans des barquettes, elles-mêmes dans une boîte en plastique rigide ! Cette superposition ne change rien à son goût ; par contre, cela augmente son prix et prend de la place dans la poubelle.

Si l’on empilait les déchets générés en un an par les Français, on obtiendrait un tas aussi haut que le mont Blanc, dont la moitié serait constituée d’emballages !

Tous les emballages en plastique de votre boîte de chocolats ont eu un impact sur la nature. Le plastique nécessite de prélever une matière première, le pétrole, et il faut pomper, dans le sol 750 kilos de pétrole pour fabriquer une tonne de plastique !

Ensuite, du puits de pétrole jusqu’au film plastique final, la matière première voyage de raffineries en usines selon les étapes de sa transformation, réalisant parfois un vrai tour du monde ! Et tous ces transports contribuent au réchauffement du climat.

De même, pour fabriquer la boîte en carton du tube de dentifrice, il a fallu utiliser des ressources naturelles, de l’énergie, polluer l’air, l’eau... Et à peine rentrés du supermarché, nous la jetons directement à la poubelle ! Quel intérêt ? En une minute, ces emballages deviennent des déchets encombrants, parfois polluants et rarement recyclables.

Réduire les emballages permettrait de limiter cette pollution et ce gaspillage de ressources naturelles. Voilà un bon moyen de prendre soin de notre planète et de penser à ceux qui vivront dessus après nous.

Les forêts de la planète disparaissent plus vite qu'elles ne repoussent. En moyenne, une forêt, grande comme un terrain de football, disparaît toutes les 3 secondes. Cela représente chaque année une surface équivalente à celle de la Grèce

4. Économisons le papier

Pour préserver les ressources naturelles de la planète, triez et recyclez vos papiers et cartons.
Dans votre école, vous pouvez inciter à la collecte du papier usage pour Le recyclage. À la rentrée, pensez aussi à réutiliser vos fournitures scolaires de l’année précédente pour éviter des achats inutiles. Choisissez également des cahiers et des classeurs en papier recycle .

Comment les forêts de la planète disparaissent-elles ?

Quand on a fini de lire un journal, on le jette machinalement à la poubelle. Quand on fait du tri dans ses revues et magazines, on fait la même chose. C’est un tort... car ce ne sont pas des déchets, mais des matières premières !

Déposés dans le bac de recyclage, papiers, journaux et magazines seront collectés, acheminés vers une usine où ils seront hachés menu, transformés en pâte à papier puis en papier et carton recyclés. Pour chaque tonne de papier recyclé, 17 arbres sont ainsi épargnés dans la nature, ainsi que sont économisés 20 000 litres d’eau et l’équivalent en énergie de 1 000 litres de pétrole nécessaires à la fabrication du papier.

Recycler ses papiers et journaux est une bonne chose. Mais pour que la chaîne du recyclage fonctionne, il faut aussi qu’à l’autre bout il y ait des acheteurs pour les produits faits en papier recyclé I Pensez-y !

5. Recyclons

Plus de 80 % de nos déchets sont incinérés ou mis en décharge. Mats cette solution n'est pas idéale. Pour réduire cette quantité, recyclez tous les déchets qui peuvent l'être et utilisez le plus possible les déchetteries.

Transformer les ordures en électricité ou en chauffage ?

On le fait déjà dans certaines usines d’incinération : on brûle, dans d’immenses fours, les déchets ramassés par les camions poubelles, et la chaleur qui se dégage du brasier est récupérée comme source d’énergie. Une fois carbonisés, les déchets prennent moins de place. Cette solution semble idéale ! Mais l'incinération provoque des fumées polluantes qui contiennent notamment des dioxines (responsables de cancers) et des gaz acides (qui dégradent les forêts). On dispose donc des filtres dans les cheminées des usines pour réduire la pollution de l’air, mais ces filtres, une fois hautement contaminés, se retrouvent à leur tour en décharge...

Alors si l'on ne brûle pas les déchets, que peut-on bien en faire ?

Les mettre dans des décharges, loin de la vue et du nez, et les laisser disparaître tranquillement... Mais rien qu’en Europe, ces décharges contiennent déjà plus d’un milliard de tonnes de déchets et elles continuent à se remplir. De plus, elles contribuent à la pollution de l’eau, car toutes ne disposent pas de revêtements modernes pour retenir les substances polluantes. Et elles participent au réchauffement climatique, à cause du méthane (un gaz à effet de serre) qui se dégage des ordures en décomposition. Il faut donc récupérer les déchets et les traiter selon les matériaux qu’ils contiennent. Sur les anciens réfrigérateurs, par exemple, on récupère le Fréon (le gaz réfrigérant) qui contribue au réchauffement du climat s’il s’échappe dans l’air.

Si le rythme de la croissance mondiale ne diminue pas, la consommation d'énergie va augmenter de moitié d'ici 2030. Ceci est d'autant plus inquiétant que 87 % de l'énergie que nous consommons aujourd'hui à travers le monde n'est pas renouvelable, (source Agence internationale de l'énergie)

6. Collectons les piles

Très polluantes, les piles ne doivent pas être jetées à la poubelle avec les autres déchets ménagers : déposez-les dans les bornes à piles (dans les supermarchés ou la mairie). Le mieux, c’est encore d’utiliser des piles rechargeables . Cela fait moins de piles à jeter et aussi moins a acheter.

Quel avenir pour les piles ?

Les piles font marcher les montres, les jouets, les lampes de poche, les baladeurs... comme par magie ! En réalité, il se passe plein de choses à l'intérieur d’une pile. Il s’y produit une réaction chimique qui libère de l’énergie, transformée ensuite en électricité. Cette réaction nécessite des métaux comme le cadmium, le mercure, le plomb, le nickel, le zinc ou le manganèse. Le problème, c’est que ces composants sont toxiques et très dangereux pour l’environnement. Une petite pile bouton au mercure, jetée dans la nature pollue 400 litres d’eau et 1 mètre cube de terre pendant cinquante ans... Heureusement, on sait traiter les produits nocifs des piles usagées et recycler leurs matériaux dans des usines spécialisées. On utilise notamment des fours à 1 200 °C pour fondre les piles, récupérer leurs métaux lourds, pour ensuite les réutiliser. Le ferromanganèse, par exemple, sert à fabriquer des robinets ou des rails de chemin de fer. Le zinc est réemployé pour fabriquer des gouttières ou de la peinture antirouille.

Non seulement on évite de polluer l’environnement, mais on évite aussi un gaspillage inutile de matières premières non renouvelables et coûteuses.

7. Évitons les sacs en plastique

Quand vous partez faire les courses, n’oubliez pas de prendre des sacs réutilisables : plus grands, plus résistants, ils serviront des dizaines de fo.s ce qui fait des centaines de sacs jetables en moins dans les poubelles et dans la nature.
Autre solution : le panier à roulettes de vos grands-mères...

Quel impact un sac en plastique peut-il-avoir ?

D’où vient ce sac en plastique ? Le vent l’a emporté loin de la terre. Avant cela, vous l’avez peut-être tenu dans vos mains... De trop nombreux magasins donnent des sacs en plastique. Chaque année, en France, 12 milliards de sacs sont distribués gratuitement, soit plus de 800 chaque seconde de chaque journée (ce qui fait déjà 3 000 depuis le début de cette phrase !). Beaucoup de supermarchés ont déjà pris des résolutions pour les remplacer par des sacs réutilisables.

Alors pourquoi fabrique-t-on encore autant de sacs ?

En plus du gaspillage de plastique (donc d’une matière première précieuse, le pétrole, en voie d’épuisement), ces sacs, impossibles à recycler, produisent 72 000 tonnes de déchets chaque année. Et leur dégradation est très lente car, sans en avoir l’air, ils sont très résistants : ceux qui sont abandonnés dans la nature ou emportés par le vent y restent intacts durant deux cents ans. Alors, à vos cabas !

Voici l’histoire d’une tortue marine qui nage paisiblement dans l’océan. Elle croit distinguer devant elle une méduse translucide, et se régale déjà à l’idée d’en manger un morceau ! Mais ce qu’elle avale ne ressemble pas vraiment à une méduse... C’est un sac en plastique qui flottait par là. La tortue a confondu. Et elle va en mourir, étouffée.

8. Opération récupération !

Incitez toute votre famille à déposer les anciens téléphones portables dans des bornes de récupération (dans les magasins Fnac ou les communautés Emmaüs par exemple).
Certains seront réparés, reconditionnés et revendus d’occasion, d’autres seront recyclés et les matériaux toxiques qu’ils contiennent réutilisés.

Que contient un téléphone portable ?

Du plomb, du cadmium, du mercure, du chrome, du bromure, de l’arsenic et du plastique non recyclable... Tous ces métaux lourds et ces composants chimiques sont polluants et dangereux pour les sols et pour l’eau qu’ils peuvent contaminer. Les millions de téléphones portables, oubliés au fond de tiroirs ou jetés à la poubelle, entraînent un gaspillage de matériaux et représentent des menaces de pollution pour l’environnement. Et quand on sait que les trois quarts de la population française en possèdent un et en changent tous les deux ans...

Il en va de même pour les cartouches d’encre de nos imprimantes qui risquent de nuire à l’environnement. La poudre d’encre contient des pigments chimiques à base de cyanure.

Qui recycle les cartouches d'encre ?

La plupart des fabricants reprennent l’ancienne cartouche en échange d’une neuve, et certaines associations humanitaires (Opération cartouches solidaires) proposent même une collecte gratuite. Alors assurez-vous que toutes les cartouches vides soient recyclées, à la maison comme dans votre école ! Et n’oubliez pas que vous pouvez aussi utiliser moins de cartouches... En vous servant de la touche «éco» de l’imprimante, par exemple, vous consommerez moins d’encre, donc moins de cartouches.

Depuis 1950, le volume de pêche a été multiplié par 5. Chaque année, 7 millions de tonnes de poissons, tortues, oiseaux et mammifères marins meurent prisonniers des filets de pêche, (source WWF)

20 % des récifs coralliens du monde ont été détruits en moins de 100 ans et la moitié de ceux qui restent est menacée par le réchauffement du climat, (source Programme des Nations unies pour l'environnement)

Grâce au compost, nous pourrions réduire efficacement le volume des ordures ménagères à traiter par la collectivité. Si l'on additionne les déchets organiques et tout ce qui est recyclable, c'est la moitié de notre poubelle qui pourrait être valorisée et vivre une deuxième vie. (source Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)

9. Compostons nos déchets

Vous voulez essayer de recycler vous-mêmes vos déchets, sans passer par la décharge ? Disposez-les en tas dans le jardin et laissez agir les micro-organismes !
En quelques semaines, vous obtiendrez un engrais naturel, le compost, bénéfique pour le sol et les plantes.

Comment la nature recycle-t-elle ses propres déchets ?

Savez-vous que les feuilles mortes et branchages tombés sur le sol pourrissent doucement jusqu’à disparaître ? Comment ? Ils sont attaqués par des organismes vivants qui sont dans le sol, tels que les champignons, insectes, vers et bactéries. Dans une forêt, une seule cuillère à soupe de sol en contient plus de 50 milliards ! Tous s’activent pour décomposer les débris végétaux et les transformer en humus, un terreau naturel qui enrichit le sol. On appelle cela le compostage.

Dans les usines de compostage pour déchets verts, on reproduit cette brillante invention de la nature. Mais on peut aussi faire soi-même du compost avec tous les déchets organiques qui constituent un quart environ de nos ordures ménagères : feuilles et branchages du jardin, tontes de pelouse, épluchures, marc de café, coquilles d’œufs, sachets de thé, restes de pain...

Grâce au compostage, on évite d’encombrer nos poubelles avec des déchets organiques et, en plus, on les transforme en quelque chose d’utile : un excellent engrais ! Le compost a un autre avantage : il ne pollue pas, contrairement aux engrais chimiques qui polluent l’eau ! Si vous n’avez pas la place nécessaire pour faire du compost, menez l’enquête dans votre école : que deviennent les déchets de la cantine ? Ne pourrait-on pas les composter eux aussi ?

10. Rapportons nos médicaments

Ne laissez pas vos boîtes de médicaments a moitié vides dans le placard à pharmacie une fois guéri : pensez à les rapporter chez le pharmacien.
Ce sera leur point de départ pour aller guérir d’autres malades.

Comment produit-on les médicaments ?

Tous les médicaments nécessitent des ressources naturelles ; pour fabriquer par exemple 1 kilo de streptomycine, on a besoin de 4 000 tonnes d’eau. Alors, quand vous jetez, une fois guéri, vos médicaments à la poubelle, pensez à la planète mais aussi aux 30 000 personnes qui meurent chaque année faute de médicaments pour se soigner.

Comment faire ?

Les associations humanitaires collectent les médicaments et les redistribuent auprès des personnes les plus démunies, en France ou dans les pays pauvres. En 2003, l’équivalent de 20 millions de boîtes de médicaments a été redistribué.

Et pour les médicaments périmés qui ne peuvent pas faire l’objet d’une redistribution humanitaire, rapportez-les également à votre pharmacien pour qu’ils soient éliminés dans de bonnes conditions. Papier des notices et carton des étuis, verre des flacons, plastique et aluminium des tubes et des aérosols sont incinérés et l’énergie récupérée permet de chauffer ou d’éclairer des milliers de logements.

11. Achetons des sapins de culture

Pour Noël, n’hésitez pas à acheter un sapin naturel : ils sont cultivés spécialement pour cette occasion et ainsi ne contribuent pas à la destruction des forets Sinon, choisissez un sapin en plastique qui resservira chaque année !

Mon beau sapin, roi des forêts. ... ?

Noël est un jour un peu spécial : on veut faire plaisir à tous ceux que l’on aime, on en oublierait presque de faire attention à la planète. Pourtant, il y a plein de petites astuces pour éviter d’anéantir, en ce beau jour de fête, tous nos efforts de l’année écoulée...

Sachez que les sapins naturels, comme tous les végétaux, absorbent du gaz carbonique et rejettent de l’oxygène durant leur croissance, ce qui est bénéfique pour lutter contre le réchauffement de la planète. Alors préservez-les ! Et ne les jetez pas après usage. Tout d’abord quand vous achetez un sapin, vérifiez toujours d’où il vient. Au lieu de choisir un sapin cultivé en Europe du Nord et importé en France par camion frigorifique, ce qui n’est plus du tout écologique à cause du transport coûteux en énergie, prenez un sapin cultivé en France et de préférence sans engrais ni pesticides chimiques.

Que faire de son sapin après Noël ?

Quelques jours après Noël, voilà votre magnifique sapin sur le trottoir, posé comme un vulgaire déchet à côté des poubelles. Il sera emporté par le camion qui ramasse les ordures et finira brûlé dans une usine d’incinération. Un beau gâchis, quand on sait que 6 millions de sapins sont vendus chaque année pour les fêtes de Noël.

Il est pourtant facile de donner une seconde vie à votre sapin. Il suffit de le déposer à la déchetterie, où il subira le même traitement que les déchets verts : broyage et transformation en compost, un engrais naturel utile pour les sols.

Mais le mieux, c’est encore d’acheter un sapin en pot. Après les fêtes, vous le replanterez dans votre jardin ou celui de vos grands-parents, ou dans la nature lors de votre prochaine promenade. Vous aurez le plaisir de le voir grandir chaque année...

12. Pour Noël, emballons écolo

Pour emballer vos cadeaux, pensez au papier recycle : on en fabrique de très beaux à partir de briques alimentaires (lait, jus de fruits, soupes) ou de vieux papiers.
Effet garanti ! Ensuite, au lieu de tout jeter, rassemblez les papiers que vous pliez et rangez soigneusement... et ressortez-les pour les prochains cadeaux à emballer !

Comment bricoler intelligemment ?

Pas besoin d’un gros cadeau pour faire plaisir à la Terre le jour de Noël. Multipliez les petites attentions ciblées et vous en ferez la plus heureuse des planètes.

Après Noël, nos poubelles débordent d’emballages alimentaires, de cartons et de polystyrène qui protégeait les jouets... En quelques heures, on bat tous les records de l’année en gaspillage et en production de déchets I Ce n’est pas la peine d’y ajouter encore tous les jolis papiers cadeaux déchirés sans ménagement et des mètres de rubans colorés en parfait état...

Comment limiter ce gaspillage ?

En ouvrant ses paquets avec précaution, tout simplement. Vous pouvez même lancer le concours de celui qui abîmera le moins ses papiers cadeaux ! Le plaisir de découvrir ce qu’ils dissimulent n’en sera pas moindre. Vous économiserez les ressources de la planète en même temps que votre argent.

Vous pouvez aussi faire vous-même les décorations du sapin et de la maison, au lieu d’en racheter des neuves chaque année. Mais attention ! Seulement avec des papiers et des matériaux récupérés ! Vous serez surpris du résultat et votre famille aussi...

 - Sauver les espèces qui disparaissent

13. Sauvons les forêts tropicales

Achetez les meubles label «FSC» (traduire «Conseil de bonne gestion forestière»), preuve que leur bois provient d’une forêt exploitée durablement. Dans ces forêts, on ne coupe que certains arbres, en fonction de leur taille, et on respecte les gens et les animaux qui vivent là.

Quelles espèces sont menacées par la déforestation ?

La majorité des singes de la planète habite dans les forêts tropicales du Brésil, du Congo, d’Indonésie ou de Madagascar. Mais dans ces régions, les hommes coupent les arbres tellement vite que les forêts n'ont même pas le temps de repousser. De plus, la moitié d’entre elles a été transformée en plantations agricoles ou en exploitations minières. Alors les singes s’enfuient... Et ils n’ont pas d’autre lieu où vivre ! À cela s’ajoute le braconnage, la chasse illégale des singes tués pour leur viande ou capturés pour le commerce des animaux de compagnie. Petit à petit, certaines espèces disparaissent et un quart est en danger immédiat d’extinction.
Dans moins de 100 ans, l’orang-outang n’existera plus que dans les livres.

Qu'attend-on pour réagir ?

Tout le monde est d’accord : il faut arrêter de couper les forêts tropicales, il faut sauver les grands singes. Mais personne ne se pose de questions en achetant le beau salon de jardin en teck, qui fera merveille sur la terrasse ou la commode en acajou du salon I Pourtant, le bois utilisé pour fabriquer ces meubles est un bois tropical. Il provient peut-être des arbres abattus en Indonésie ou en Afrique, ces mêmes arbres qui formaient, avant qu’on ne les coupe, la maison des grands singes...

Il y a des solutions ! 

Pourquoi détruire ces forêts ailleurs, alors qu’il est possible d’acheter du bois issu d’arbres qui poussent chez nous, dans des forêts spécifiquement consacrées à leur exploitation : châtaignier, chêne, mélèze, pin sylvestre, sapin, hêtre... Non seulement cela contribue à sauver les forêts tropicales, mais en plus cela évite des transports polluants et inutiles.

14. Imprimons recto verso

Pour économiser du papier, utilisez les deux côtés des feuilles blanches, faites du brouillon avec les papiers que vos parents ramènent du bureau ou réutilisez-les pour les listes de courses. N’imprimez pas vos e-mails si ce n’est pas nécessaire et ajoutez ce conseil au bas de vos messages pour inciter vos amis à faire de même. L’un des avantages d’Internet est justement de pouvoir utiliser moins de papier !

A-t-on vraiment besoin de toutes les espèces ?

Certaines espèces vivantes disparaissent. Jusqu’à présent, ce phénomène ne semble pas affecter grandement notre existence. Alors, pourquoi s’en alarmer ? Sont-elles vraiment toutes utiles ?

Oui, en particulier pour nous soigner. Depuis des milliers d’années, les hommes ont trouvé dans les plantes, les minéraux ou les animaux, des remèdes à leurs maladies. La majorité de l’humanité qui n’a pas facilement accès aux médicaments continue de se soigner au moyen de plantes. Quant aux médicaments des pays développés, un quart contient des ingrédients découverts dans les plantes. Sans elles, ces traitements n’existeraient pas. D’ailleurs, les chercheurs ne connaissent encore que 10 % des substances du monde végétal. Ils continuent leurs recherches, notamment dans les forêts tropicales, qui abritent le plus grand nombre d’espèces. Mais aujourd’hui, en surexploitant, on prend le risque de voir disparaître des remèdes contre les maladies graves, avant même de les avoir découverts. Dans les forêts de Bornéo, des chercheurs ont identifié dans le latex d’un arbre un traitement potentiel contre le sida et, dans l’écorce d’un autre, un composé efficace contre la malaria.  

Alors agissons !

Dans les pays riches, en Europe, au Japon et en Amérique du Nord, on utilise énormément de papier et de carton. La population augmente, la consommation aussi et avec elle le gaspillage d’emballages : nous utilisons aujourd’hui trois fois plus de papier qu’il y a quarante ans. Et les quantités continuent d’augmenter ! Alors contre la déforestation, économisons le papier !

15. Épargnons notre boite aux lettres

Votre boîte aux lettres déborde de journaux publicitaires ? .Si vous ne voulez pas participer à ce grand gaspillage, mettez un autocollant «Stop Pub» sur votre boîte aux lettres.

Combien d'espèces les forêts de la planète abritent-elles ?

A ce jour, on connaît 1,5 million d’espèces animales et végétales sur la Terre et on pense qu’il en existe 15 millions ! Mais on ne les découvrira sans doute jamais toutes. D’abord parce qu’une partie de ces espèces se trouve dans des endroits inaccessibles pour l’homme, comme les grandes profondeurs océaniques. Ensuite, parce que les milieux naturels où elles vivent sont détruits par les hommes, remplacés par des villes ou pollués, et cela provoque leur disparition (en Chine, la déforestation a précipité le panda géant au bord de l’extinction).

À quel point cette diversité est-elle menacée ?

Avant 2 100, les hommes auront détruit ou pollué tellement de milieux naturels que la moitié des espèces qui y vivent pourrait avoir disparu pour toujours. Vos enfants ne les connaîtront jamais. C’est dommage.
Mais le plus grave, c’est qu’aucune espèce, même le plus petit des insectes, n’est là par hasard. Chacune joue un rôle dans l’équilibre global de la planète. Les abeilles, par exemple, sont utiles à la survie de l’espèce humaine. Et pas seulement pour leur miel I Comme elles assurent la pollinisation des fleurs, si les abeilles venaient à disparaître, de nombreuses plantes ne pourraient plus se reproduire et s’éteindraient à leur tour et, avec elles, les animaux qui les mangent... dont l’homme se nourrit.

Les forêts tropicales sont les régions les plus riches de la planète en nombre et en diversité d’espèces vivantes. Pourtant, elles diminuent à vue d’oeil. Une partie du bois coupé est transformée en pâte à papier, qui sert à fabriquer des journaux publicitaires dont la durée de vie n’excède pas quelques minutes. En réalité, ce sont plus de 10 millions d’arbres qui vont directement à la poubelle chaque année. Dites « stop ! » dès maintenant !

Nous connaissons environ 1,8 million d'espèces à travers le monde et il en existe sans doute dix fois plus !.
Mais une espèce sur cinq risque de disparaître d'ici 30 ans, avant même qu'on ne la découvre, (source wwf)

16. Protégeons les animaux exotiques

Pour ne pas encourager le commerce d’espèces fragiles comme le caméléon ou le poisson-clown (ce commerce dépeuple en effet les forêts tropicales et les récifs coralliens), ne choisissez pas un animal exotique comme animal de compagnie. Et n’oubliez pas que les refuges débordent de chats et de chiens qui attendent une famille d’adoption.

D’où viennent ces animaux exotiques ?

Avant, dans les animaleries, on voyait surtout des chiots, des chatons, des lapins nains et des perruches. .. Mais la mode a changé. Maintenant, pour satisfaire les nouveaux goûts des consommateurs, on peut aussi y rencontrer les animaux exotiques les plus inattendus : en 10 ans, près de 176 000 caméléons, 80 000 varans et 28 000 crocodiles vivants ont été importés en Europe ! On capture aussi des milliers de poissons, oiseaux et mammifères. Ils finissent dans une cage où ils survivent généralement peu de temps, supportant mal le climat de notre pays et le fait d’être enfermés.

Menacés par la surexploitation

Beaucoup d’animaux meurent avant même d’être arrivés à destination tellement le voyage est long. On en capture alors davantage, pour être sûr qu’il en restera suffisamment pour satisfaire la demande. Mais nous oublions qu’en les privant de leur milieu naturel, l’espèce ne sera plus en nombre suffisant pour se reproduire, donc pour survivre ; on dit qu’elle risque d’être surexploitée. Cela peut conduire à son extinction en quelques décennies. Pour éviter cela, le commerce de la faune et de la flore sauvages est réglementé par un traité international. Mais le commerce illégal existe et il affecte 13 % des espèces menacées d’oiseaux et de mammifères. Tous ces animaux exotiques capturés en pleine nature ne méritent-ils pas de vivre dans leur milieu d’origine ?

17. Empêchons le trafic de l'ivoire

Lors d'un voyage à l'étranger, si vous êtes tenté de ramener en souvenir un animal, une plante ou un objet confectionné avec une partie d’un animal, assurez-vous que cela est autorise Ainsi vous ne risquerez pas de devenir trafiquant sans le savoir et de 'favoriser malgré vous la disparition d’une espèce protégée.

Pourquoi un tel massacre ?

Quelle faute ont donc commise les éléphants d’Afrique pour voir leur population massivement massacrée en quelques années ? Aucune, si ce n’est de porter, de chaque côté de la tête, des défenses. Entre 1975 et 1980, on tuait 70 000 éléphants par an, uniquement pour récupérer l’ivoire de leurs défenses et le transformer en bijoux, statuettes et autres bibelots décoratifs. Si l’interdiction du commerce de l’ivoire n’avait pas été décidée en 1990, les éléphants d’Afrique auraient disparu pour toujours. Il en va de même des rhinocéros (tués pour leur corne), des tortues marines (dont les Pcailles font merveille une fois transformées en bijoux ou montures de lunettes), des pythons (dont la peau sert n maroquinerie), des coraux (si décoratifs dans les aquariums), et de bien d’autres espèces dont l’exportation est aujourd’hui interdite. C’est la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) qui réglemente le commerce des espèces sauvages pour que leur survie dans la nature ne soit pas menacée.

Il est désormais interdit de ramener en Europe des objets en ivoire d’éléphant ou en écaille de tortue marine, des coraux, certaines plantes (orchidées, cactus) et des animaux sauvages vivants (perroquets, singes, serpents...). Et pourtant, malgré ces mesures, il existe un commerce illégal. Restez donc sur vos gardes.

Actuellement dans le monde, une espèce sur quatre est menacée chez les mammifères, une sur huit chez les oiseaux, une sur trois chez les poissons et deux sur cinq chez les amphibiens. (source Union mondiale pour la nature)

18. Voyageons écolo

Lorsque vous voyagez, respectez bien les consignes et les réglementations sanitaires. Par exemple, ne transportez pas de fruits, de fleurs ou d'aliments à destination d une île . la nature y est plus fragile que sur les continents, et vous pourriez bien provoquer sans le vouloir une grave catastrophe écologique .

Comment une simple plante peut-elle coloniser une île entière ?

En 1937, un amateur de plantes a amené sur l’île de Tahiti un petit miconia, un très bel arbre à larges feuilles pourpres originaire d’Amérique centrale, pour embellir son jardin. Il ne se doutait pas qu’il venait de déclencher une véritable catastrophe écologique... L’arbre a trouvé sur cette terre d’adoption des conditions très favorables à son développement. En moins de cinquante ans, il a proliféré et recouvre aujourd’hui les deux tiers de l’île. Il a pris le dessus sur la flore locale (plus fragile), prenant la place des arbres fruitiers et favorisant les glissements de terrain à cause de ses racines superficielles (les arbres qu’il a remplacés avaient des racines plus profondes qui retenaient mieux le sol). Mais le pire, c’est qu’on ne sait plus comment s’en débarrasser !
De même, la jacinthe d’eau, une fleur aquatique originaire du Brésil et arrivée en Afrique il y a un siècle, recouvre aujourd’hui des lacs entiers, asphyxiant les poissons dont se nourrit la population, perturbant la navigation et le fonctionnement des barrages hydroélectriques... Il y a beaucoup d’autres exemples dans le monde, d’espèces introduites qui ont proliféré jusqu’à éliminer les espèces locales et occasionner de graves problèmes aux hommes. Elles constituent d’ailleurs la deuxième cause de disparition des espèces sur la planète, après la destruction des milieux naturels.

Quelles précautions peut-on prendre pour éviter un tel fléau ?

Certaines espèces ont été introduites volontairement. Mais bien souvent, l’envahisseur débarque clandestinement. Un insecte caché dans un fruit, une graine collée sous une semelle, une algue accrochée à la coque d’un cargo, et voilà une nouvelle espèce arrivée à destination incognito. C’est le cas de la caulerpe, une algue tropicale qui pose problème en Méditerranée (elle empêche la croissance d’autres espèces végétales, ce qui appauvrit la faune), ou des rats (nuisibles aux hommes et porteurs de maladies) qui ont éliminé la moitié des espèces d’oiseaux de Nouvelle-Zélande ! Alors, pour ne pas risquer d’être un jour à l’origine d’une catastrophe écologique, restez vigilants : pensez par exemple à nettoyer la terre collée sous vos chaussures de randonnée si vous partez en voyage avec.

19. Comptons les oiseaux

Les associations de protection de l’environnement ont souvent besoin d’écovolontaires, et les opportunités de participer à une mission de protection de la nature ne manquent pas. Renseignez-vous !

Pourquoi recense-t-on les oiseaux ?

Des ornithologues, dissimulés dans des abris où ils se parlent en chuchotant, équipés de jumelles et calepin à la main, surveillent un étang. Ils participent à une mission très spéciale : compter les oiseaux qui vivent là ! Chaque année, de nombreux passionnés participent à des campagnes de recensements. Ces dénombrements sont utiles, car ils permettent, pour chaque espèce étudiée, d’estimer l’importance de la population et son évolution (augmentation ou baisse des effectifs, état de santé, fragilité) et d’identifier les milieux naturels importants pour sa survie... Autant de données qu’il est indispensable de connaître pour protéger une espèce.

Que peut-on faire, nous aussi, pour les aider ?

D’autres personnes préfèrent s’attaquer au nettoyage d’une rivière. Chaussées de bottes et munies de gants, elles ramassent les détritus et débroussaillent les berges pour maintenir un milieu naturel ouvert et aéré, favorable à une vie aquatique riche et diversifiée.
Ailleurs, des bénévoles arpentent les plages la nuit pour surveiller la ponte des tortues marines et les défendre contre les chiens qui les attaquent... D’autres encore s’arment de courage pour nettoyer les rivages couverts de pétrole après une marée noire et tenter de sauver les oiseaux et les phoques mazoutés...
Vous aussi vous pouvez, si vous le désirez, prendre soin de la nature, la nettoyer ou la surveiller. Vous apprendrez en même temps à mieux la connaître, donc à mieux la protéger.

 - Respecter la nature

20. Mettons nos déchets à la poubelle

Ne jetez jamais vos déchets dans la nature, gardez-les avec vous, dans votre poche ou votre sac, jusqu’à ce que vous trouviez une poubelle. Et même jusqu’à la maison, s’il le faut !

Où partent les déchets ?

Quand vous souhaitez jeter quelque chose (un chewing-gum, un mouchoir, une cannette de boisson...) et qu’il n’y a aucune poubelle en vue, il est bien tentant de laisser tomber discrètement ce petit déchet ou de le jeter par la fenêtre... Et hop, débarrassé !

En réalité, ce déchet est peut-être sorti de votre vue, mais il ne cesse pas d’exister, au contraire... Abandonné dans la nature, un Kleenex met trois mois à se dégrader, un ticket de bus quatre mois, un chewing-gum cinq ans, une cannette de soda ou une boîte de conserve dix ans, une bouteille plastique cinq cents ans et une bouteille en verre encore plus longtemps ! Nous qui pensions en être débarrassé, on risque bien de retrouver notre saleté la prochaine fois qu’on passe par là !
Non seulement les déchets enlaidissent la nature, mais en plus, certains, en se décomposant, libèrent des substances toxiques qui polluent l’air, les rivières et le sol. Par exemple, une pile usagée laisse échapper des acides et des métaux lourds qui empoisonnent tout ce qu’il y a autour.

D’autres déchets sont dangereux parce qu’ils peuvent blesser (on peut se couper sur un tesson de bouteille à la plage) ou tuer (il y a quelques années, une baleine s’est échouée en Corse : on a trouvé une immense bâche en plastique dans son estomac). Rappelez-vous que la nature n’est pas une poubelle !

21. Ne gênons pas les animaux

Dans la nature, gardez toujours vos distances avec les animaux sauvages ! Ne les caressez pas, surtout les jeunes et les oisillons, vous risqueriez de les imprégner de votre odeur. Quand la mère revient, elle ne reconnaît plus I odeur de ses petits et peut les abandonner.

L’homme peut-il modifier le comportement des animaux ?

ux États-Unis, dans un parc national, les ours se sont petit à petit habitués à la présence des visiteurs, ils se sont mis à chaparder de la nourriture aux randonneurs, à être de plus en plus entreprenants... jusqu’à devenir agressifs et dangereux envers les hommes. La solution consiste à leur faire retrouver leur méfiance naturelle, pour qu’ils gardent leurs distances, et à imposer aux randonneurs de ne laisser aucune nourriture à leur portée. Ainsi, les gardiens tentent par tous les moyens d’inciter les ours à se méfier des humains. Ils leur tendent des appâts qui ont mauvais goût, leur font peur dès qu’ils s’approchent un peu trop... Quel dommage de devoir en arriver là !

Pourquoi est-ce si important de ne pas les déranger ?

Dans les réserves naturelles ou en promenade, il faut respecter la vie sauvage. N’essayez pas d’attirer des animaux avec de la nourriture, Nos aliments ne sont pas bons pour eux. Et s'ils s’habituent à être nourris passivement, ils risquent d’en mourir car ils ne seront plus capables de se nourrir seuls.
Toucher les animaux sauvages peut être dangereux pour leur santé (on peut leur transmettre des maladies) et pour la vôtre (vous pouvez attraper leurs maladies contre lesquelles vous n’êtes pas immunisés, comme la tuberculose bovine, qui affecte les antilopes et les cerfs, ou la brucellose qui touche les sangliers).
Dites-vous que c’est en observant les animaux à distance, patiemment, sans qu’ils s’aperçoivent de votre présence, que vous en apprendrez le plus sur eux.

22. Refusons la cigarette

Chaque année, environ 5 millions d’hectares de forêt sont utilisés pour faire sécher le tabac. S’il y a des fumeurs dans votre entourage, et que l’argument de la santé ne les convainc pas d’arrêter, dites-leur que vous souhaitez une planète

Le tabac est un grand consommateur d'arbres !

Les forêts, comme toutes les plantes, contribuent à rendre l’air respirable car elles absorbent du gaz carbonique et rejettent de l’oxygène nécessaire pour respirer. C’est d’ailleurs pour cela qu’on les surnomme parfois les « poumons verts » de la planète. Mais les abattre perturbe l’équilibre de la vie sur Terre et a des conséquences sur la survie de l’espèce humaine.

Par ailleurs, avec leur tronc et leurs racines, les arbres des forêts retiennent le sol tout en favorisant l’infiltration des eaux de pluie : l’eau pénètre dans le sol et recharge les nappes souterraines au lieu de dévaler en surface jusqu’aux rivières qui grossissent anormalement et débordent. Les arbres des forêts sont ainsi de bons moyens de limiter les inondations ! À Madagascar, on a tellement coupé la forêt pour utiliser le bois et étendre les cultures que maintenant, à chaque pluie, les collines se transforment en torrents de boue qui se déversent dans la mer. Les villageois voient leurs terres emportées sous leurs yeux.

La forêt, un grand réservoir

Les forêts tropicales constituent également un réservoir de biodiversité, car elles abritent un grand nombre d’espèces d’insectes, de plantes et d’animaux. Certaines peuvent nous servir dans l’agriculture (pour améliorer nos plantes cultivées en les croisant avec des cousines sauvages résistantes à une maladie, par exemple) ou pour trouver de nouveaux médicaments (comme un champignon du Congo qui pourrait guérir le diabète). Enfin, ces forêts fournissent du bois, matériau de construction indispensable mais aussi première source d’énergie pour un tiers des habitants de la planète qui n’ont pas l’électricité.

Pour protéger la nature, ses plantes et ses animaux, on a créé des réserves naturelles et des parcs. Mais au total, ils ne couvrent que 9 % de la surface du globe. C'est encore trop peu. (source Programme des Nations Unies

Les forêts tropicales abritent à elles seules la moitié des espèces vivantes de la planète et fournissent une grande part de l'oxygène que nous respirons. Mais cela ne durera pas : en 2050, la moitié de la forêt amazonienne aura disparu, (source WWF)

23 . N'abîmons pas les plantes

Lorsque vous vous promenez dans la nature, restez sur les sentiers balisés, pour ne pas abîmer les plantes qui poussent autour, et tenez votre chien en laisse, pour qu’il n’effraie pas les animaux sauvages.

Ne pas toucher, SVP !

C’est une vraie manie de vouloir toucher ce qu’on est en train de regarder. La preuve, dans les musées, il y a toujours des écriteaux pour rappeler aux visiteurs qu’il ne faut pas toucher I Dans la nature, c’est pareil : on a une fâcheuse tendance à vouloir approcher les animaux sauvages, cueillir les fleurs, déplacer des pierres ou des troncs... Bien souvent, les gestes qui nous paraissent les plus anodins sont très nuisibles à la nature.

Par exemple, quand vous gravez une inscription au couteau sur le tronc d’un arbre, vous êtes satisfait d’avoir laissé votre empreinte. Mais l’arbre est un être vivant. Comme notre peau, son écorce le protège des infections, des champignons et des parasites. En blessant cette protection, vous créez une porte d’entrée pour des maladies qui peuvent lui faire perdre ses feuilles et le faire mourir. Et en plus, ceux qui viennent après vous n’ont pas forcément envie de voir vos graffitis...

Quand vous cueillez une fleur, vous perturbez le cycle de vie de la plante : vous emportez les futures graines qui auraient permis de faire pousser une nouvelle fleur de cette espèce. En France, 400 espèces de plantes à fleurs sont protégées car elles sont de plus en plus rares et menacées, il est donc strictement interdit de les cueillir ! Quand on ne les connaît pas, on peut facilement faire erreur...

La nature n’est pas un parc d’attractions. Elle est très fragile. Pour la protéger, vous devez essayer de ne laisser aucune trace de votre passage et bien respecter la réglementation des espaces naturels que vous visitez

24. Jardinons écologique

Pour un jardin en pleine forme, c’est facile : utilisez autant que possible des produits naturels, comme la bouillie, bordelaise ou le purin d’ortie, et dites «non», aux pesticides .

Pourquoi engrais chimiques et herbicides sont-ils nocifs ?

On critique beaucoup les agriculteurs et on leur reproche de polluer les rivières avec leurs produits chimiques. Mais les jardiniers ont aussi une part de responsabilité : un jardin, c'est comme le champ d’un agriculteur mais en miniature. Or il y a des millions de jardins en France. Pour éliminer les insectes qui grignotent les légumes de leur potager, les jardiniers utilisent des insecticides. Pour tuer les mauvaises herbes qui envahissent leurs plates-bandes et ralentissent la croissance de leurs plantations, ils utilisent des herbicides. Ces produits chimiques sont très efficaces mais leurs effets ne s’arrêtent pas là...

Utilisés en quantités trop importantes, ils éliminent aussi les micro-organismes du sol (bactéries, champignons, insectes) qui sont censés décomposer la matière organique (les feuilles mortes, par exemple), et libérer dans le sol des éléments nutritifs indispensables à la croissance des plantes. Les insecticides chimiques tuent parfois aussi les insectes bénéfiques (les auxiliaires) qui mangent d’autres insectes, indésirables ceux-là (les nuisibles). Par exemple, les coccinelles et perce-oreilles se nourrissent d’insectes qui attaquent les plantes. Si le traitement les élimine, les nuisibles n’ont plus d’ennemi naturel et il devient encore plus difficile de s’en débarrasser. Du coup, le jardinier se retrouve contraint... d’augmenter les doses !

Où vont tous ces produits chimiques ?

Lorsqu'il pleut, ces produits chimiques sont emportés par l’eau de pluie et pénètrent dans le sol, atteignant même les nappes phréatiques. Or, c’est dans ces réserves souterraines que l’on puise l’essentiel de notre eau potable. Une fois contaminées par les produits chimiques, ces réserves ne sont plus utilisables, ce qui est préoccupant car on ne peut pas se passer d’eau pour vivre...

Pour éviter cela, on peut avoir recours à la lutte biologique. Pour réduire la population d’un insecte gênant, il suffit en effet de le faire dévorer par son prédateur naturel ! Par exemple, on lâche dans le jardin des coccinelles qui vont se régaler de pucerons et, par la même occasion, débarrasser les rosiers de ces petits parasites. Efficace et naturel !

25 .Laissons les coquillages tranquilles

À la plage, résistez à l’envie de ramasser les coquillages qui finissent souvent à la poubelle à cause de leur mauvaise odeur !. Et replacez toujours comme vous les avez trouves les galets, rochers et coquillages vides qui constituent sans doute un abri pour un animal discret.

Savez-vous qu'un coquillage est une sorte de maison ?

Le bord de mer est passionnant. Il y a tant à observer ! Au creux des rochers, dans une flaque, sur le sable, sous l’eau, une multitude de créatures vivent là. Mais la plupart sont fragiles et n’aiment pas être dérangées pour rien. Imaginez un géant qui viendrait retourner votre maison pour voir ce qu’il y a dessous et ensuite la laisserait à l’envers ! Vous seriez obligé de l’abandonner.

Dans les pays tropicaux, où l’on va parfois en vacances, quand on se baigne ou que l’on explore les fonds sous-marins, il ne faut jamais briser une branche de corail pour l’emporter en souvenir. Le corail a beau ressembler à de la roche, il est vivant, et croît très lentement. Ce que l’on casse en une seconde a sans doute mis des dizaines d’années à se former, et joue un rôle très important dans l’équilibre des océans... C’est l’habitat de nombreuses espèces marines qui y trouvent de la nourriture, des abris pour se reproduire et élever leurs petits, des refuges contre les prédateurs ou au contraire des cachettes pour guetter leurs proies... La place de tous les coquillages, de tous les coraux qui forment le récif corallien est dans la mer. Et beaucoup de ces espèces sont des poissons, des coquillages et des crustacés qui se retrouvent dans nos assiettes ! Une raison de plus pour nous de préserver leur milieu de vie.

26. Fêtons la planète

Pour remercier votre planète Terre, précipitez-vous aux nombreuses manifestations organisées pour elle : le Jour de la Terre, la Journée mondiale de l’environnement, la Journée mondiale de l’océan, la Fête de la nature ou encore la Journée européenne sans voiture ou la Fête européenne du vélo !

Comment la vie sur Terre est-elle possible ?

La Terre est la seule planète qui rassemble toutes les conditions nécessaires à la vie. Enfin, la seule connue à ce jour! Elle possède tout d’abord de l’eau, indispensable à tous les êtres vivants. Elle est également enveloppée d’une atmosphère qui, avec l’aide du Soleil, assure une température convenable (alors qu’il existe des planètes brûlantes et d’autres complètement glacées). Cette atmosphère contient aussi de l’air, que tous les êtres vivants, plantes, animaux et hommes, respirent pour vivre. Et puis la Terre dispose de terres fertiles pour les cultures, de plantes à cultiver pour se nourrir et se vêtir, d’animaux à élever et de poissons à pêcher. Elle nous fournit aussi une panoplie de minerais à transformer en matériaux pour nous loger et fabriquer tout ce dont nous avons besoin, et des sources d’énergie pour nous éclairer, faire fonctionner nos usines et avancer nos véhicules. Tous ces services indispensables à l’existence nous sont fournis gratuitement par la nature. Si bien que nous oublions tout simplement que nous lui devons, à chaque minute, tout ce qui fait notre vie.

À quelles occasions peut-on lui dire merci ?

N’hésitez pas, tout au long de l’année et selon les saisons, à visiter des jardins botaniques, des centres d’initiation à l’environnement, des aquariums, des réserves naturelles ou des parcs nationaux. Ou à participer à des sorties nature encadrées par des associations, pour découvrir un site ou observer des animaux aux côtés de gens passionnés et passionnants. Toutes ces journées seront autant d’occasions de mieux connaître la nature qui nous fait vivre, de prendre conscience de son importance et de mieux la protéger.

 - Économiser l'énergie

Le réchauffement climatique fait gonfler les océans, fondre les glaciers et monter le niveau des mers, qui pourrait augmenter d’au moins 10 cm (mais peut-être beaucoup plus) avant 2100. Pour Venise, les Pays-Bas et les îles basses du Pacifique, c'est l'engloutissement certain, et pour leurs habitants, l'exode vers d'autres pays, (source Programme des Nations unies pour l'environnement)

27. Gaspillons moins d'énergie

Vous cherchez des astuces pour économiser l’électricité . Éteignez la lumière en sortant d’une pièce, évitez les éclairages inutiles et placez votre bureau devant une fenêtre pour profiter de la lumière du jour. Vous pouvez aussi équiper la ma,son d’ampoules fluocompactes qui consomment moins et durent sept fois plus longtemps que les ampoules classique .

Que se passe-t-il avec le climat de notre planète ?

Voilà qu’il se réchauffe... Et cela va provoquer des changements énormes sur la Terre. L’un de ces bouleversements sera une élévation du niveau de la mer, due principalement à la dilatation thermique des océans : sous l’effet de la chaleur, l’eau prend plus de place, on dit qu’elle «se dilate». Dans une moindre mesure, l’élévation du niveau de la mer sera aussi liée à la fonte des glaciers des pôles et des montagnes. La mer pourrait monter d’un mètre en cent ans ! Disparus, la Camargue et les Pays-Bas ! Engloutis le Bangladesh, où vivent des millions de personnes, et les petites îles dans l’océan ! Où iront se réfugier tous leurs habitants ?

Mais pourquoi la terre se réchauffe-t-elle anormalement ?

La Terre est protégée par l’atmosphère, qui contient des gaz à effet de serre. Ils piègent autour du globe la chaleur du Soleil, exactement comme les vitres d’une serre gardent la chaleur à l’intérieur de la serre. C’est d’ailleurs cette similitude qui leur a valu ce nom... S’ils n’étaient pas là, il ferait en moyenne -18 °C sur Terre ! Mais en cent ans, les hommes (surtout ceux des pays riches) se sont mis à utiliser de plus en plus d’énergie pour l’électricité, le chauffage, les transports. Cette énergie vient du pétrole, du gaz ou du charbon... qui produisent aussi des gaz à effet de serre. Ces gaz s’ajoutent à ceux qui sont présents normalement. Du coup, l’effet de serre augmente, et le climat de la planète commence à se réchauffer anormalement.

Si la température sur Terre se réchauffe d'ici 2100 de 1 à 6 °C en moyenne et de 10 C dans les zones polaires, que vont alors devenir ces manchots empereurs ? (source Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat)

28. Évitons la climatisation

En cas de fortes températures estivales, branchez votre ventilateur : il consomme dix fois moins d’énergie qu’une climatisation. Pensez aussi a fermer vos stores et vos volets, une autre manière de lutter contre la chaleur sans utiliser la moindre énergie.

Savez-vous qui détermine la géographie du globe ?

Mais aussi l’étendue des déserts, la répartition des forêts tropicales et la présence des glaciers ? C’est le climat mondial ! Alors, si les températures changent à la surface de la Terre, ces grandes régions naturelles changeront également. Les scientifiques ont du mal à dire exactement à quoi ressemblera le monde dans cent ou deux cents ans, parce qu’ils ne connaissent pas l’ampleur qu’aura le réchauffement climatique. Ils peuvent seulement supposer, par exemple, que certains glaciers de montagne disparaîtront, que de nombreuses stations de ski n’auront plus de neige, que des régions arides recevront encore moins de pluies et que le paludisme, une maladie qui n’existe qu’en région tropicale, fera son apparition dans le sud de l’Europe où la hausse des températures sera favorable aux moustiques.

Ce qui est sûr en revanche, c’est que chaque milieu naturel qui existe actuellement abrite un certain nombre d’espèces. Si cet habitat se modifie, disparaît ou se déplace à quelques milliers de kilomètres, beaucoup d’espèces ne survivront pas à ce bouleversement, car elles ne déménageront pas assez vite ou n’auront nulle part où aller. Que vont devenir les ours polaires lorsque la banquise sera trop mince pour vivre dessus ? Se transformer en ours de forêt en quelques générations ? Impossible I II y a de grandes chances qu’ils disparaissent, tout simplement. Et leur exemple ne sera pas le seul. Certains chercheurs pensent même qu’en 2050, près d’une espèce sur cinq aura disparu de la Terre.

Mais enfin, qui est responsable de toute cette pagaille ?

Eh bien, c’est nous...
Les activités humaines, notamment la consommation d’énergie, produisent des gaz à effet de serre qui sont responsables du réchauffement climatique global. La tendance de plus en plus répandue à la climatisation en est une bonne illustration, car un climatiseur est particulièrement gourmand en énergie. Dissuadez donc vos parents d’installer la climatisation chez vous et mettez-vous au frais près du ventilateur !

29. Essayons le covoiturage

Aujourd'hui, en ville, presque toutes les voitures ne transportent qu’une seule personne, autant dire que ça fait du monde sur les Le covoiturage consiste à réunir dans le même véhicule plusieurs personnes allant au même endroit Si vous allez à l'école en voiture et que vous avez un copain de classe qui habite près de chez vous, organisez-vous pour les trajets quotidiens : faites rouler une voiture au lieu de deux.

En quoi l'homme est-il responsable de certaines catastrophes naturelles ?

Parmi les effets du réchauffement climatique, on pense que les catastrophes naturelles vont devenir plus dévastatrices et plus fréquentes qu’avant, et que cela ira en s'aggravant. Les modifications que l’homme a apportées à son environnement ont accentué le phénomène. Par exemple, l’homme a réduit les capacités des sols à absorber les fortes pluies en les recouvrant de béton et de goudron, et en coupant des arbres. Désormais, lorsqu’il pleut très fort, toute l’eau s’écoule directement dans les cours d’eau qui débordent en quelques heures. Et les résultats sont d’autant plus désastreux que de nombreuses habitations se trouvent en zone inondable, près des rivières.

Quelles sont les conséquences pour l'homme ?

A chaque inondation ou à chaque cyclone, des milliers de personnes qui n’ont rien demandé se retrouvent sans maison, à la rue. En quelques heures, elles ont perdu toutes leurs affaires, et peuvent juste se réjouir de n’avoir pas perdu la vie. Difficile d’imaginer cela, lorsqu’on est confortablement installé chez soi...

On ne peut rien faire contre une inondation ou une tempête. Mais il est possible d’empêcher qu’elles se multiplient. Il ne s’agit pas de s’opposer aux forces de la nature... mais aux conséquences du changement climatique que nous provoquons nous-mêmes, avec notre mode de vie !

30. Ne laissons pas les appareils en veille

Voici un geste simple et facile à retenir : ne laissez pas l’ordinateur ou l’imprimante en veille quand vous ne les utilisez pas Et dans le salon, éteignez bien tous les appareils électnques la nuit. la télévision consomme autant d'énergie pendant les 20 heures ou personne ne la regarde que pendant les 4 heures quotidiennes ou elle est allumée .

Connaissez-vous les énergies «RENOUVELABLES» ?

Il existe de nombreuses sources d’énergie qui, contrairement au pétrole, permettent de produire de l’électricité sans augmenter le réchauffement climatique. L’énergie du vent (captée avec des éoliennes), du soleil (transformée par les panneaux solaires), des rivières (qui font tourner des turbines installées dans des barrages), ou la géothermie (utilisation de la chaleur naturelle du sous-sol terrestre) ne rejettent pas de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, et donc ne modifient pas le climat.

Quels sont leurs atouts ?

Elles ne polluent pas l’air (contrairement aux centrales thermiques actuelles), ne produisent pas de déchets radioactifs (comme ceux du nucléaire), et sont inépuisables, elles sont disponibles à l’infini. Les énergies fossiles comme le gaz, le charbon ou le pétrole, sont, elles, puisées dans les réserves souterraines de la planète. Dans cinquante ans environ, le pétrole va commencer à devenir plus rare. Et un beau jour, il n’y en aura plus du tout sur Terre ! Peut-être qu’on s’intéressera alors davantage à ces autres énergies dites renouvelables, et cela sera sûrement une bonne chose pour la planète. Mais à l’heure actuelle, les pays riches préfèrent acheter du pétrole, rentable tout de suite, au lieu d’investir dans ces énergies qui nécessitent encore de coûteuses recherches pour être améliorées et devenir vraiment concurrentielles par rapport au pétrole.

En attendant qu’elles se généralisent, n’oublions pas que l’énergie qui pollue le moins est... celle que l’on n’utilise pas !

31. Chauffons moins

En hiver, essayez de ne pas surchauffer votre maison ou votre salle de classe, enfilez plutôt un pull. Pensez a baisser ou à couper le chauffage quand vous ouvrez la fenêtre ou que vous quittez la pièce La nuit, baissez le radiateur ,18 C suffisent, et glissez-vous sous une bonne couette. C’est plus sain et vous dormirez mieux.

Pourquoi les récifs coralliens sont-ils importants ?

Les récifs coralliens débordent de vie. Une multitude d’animaux marins dépendent d’eux pour se reproduire, protéger leurs petits, se nourrir, s’abriter. Si le corail meurt, tous ses habitants, surtout les nombreux poissons, deviennent alors plus rares. Chaque année, des milliers de polypes, les petits animaux de quelques millimètres qui forment le corail dans les mers tropicales, meurent à cause du réchauffement climatique et ça ne préoccupe pas grand monde. C’est dommage, parce que le corail est très important pour l’équilibre des mers.

Les coraux sont très sensibles aux variations de température de l’eau dans laquelle ils vivent. Au cours des dernières années, le réchauffement climatique a parfois fait monter un peu la température de l’océan dans certaines zones tropicales. De nombreux coraux en sont morts. Et quand le corail est détruit, il met des centaines d’années à se reconstituer !

Les récifs tropicaux vous semblent hors de portée ? Pourtant, chaque geste fait ici, pour limiter le réchauffement du climat, a un impact à des milliers de kilomètres, notamment sur les coraux. Les transports, surtout les voitures, contribuent à perturber le climat. Mais nos maisons aussi, à cause du chauffage ! Moins de chauffage, c’est moins d’énergie consommée, donc moins de gaz à effet de serre produits et moins de réchauffement climatique. Alors baissez le thermostat, vous sauverez les coraux !

Il y a de la place pour toutes les espèces qui vivent sur la planète, qu'elles soient végétales, animales ou humaine. Et pourtant, si tous les êtres humains de la Terre adoptaient notre façon de vivre à l’occidentale, il faudrait deux planètes supplémentaires pour satisfaire leurs besoins, (source wwf)

32. Mangeons saisonnier

Il vaut mieux manger des fruits et légumes de saison cultives dans votre pays : ils sont meilleurs, plus sains, et leur culture abîme moins l’environnement et la planète. Dans les magasins, soyez attentifs à la provenance des fruits et légumes que vous consommez.

En quelle saison mûrissent les fraises ?

Les pommes ? Et les abricots ? Toute l’année, dans les rayons des supermarchés ! Mais pas dans la nature. Il faut une certaine chaleur, une certaine saison pour que les fruits mûrissent. Alors, d’où viennent les fruits et légumes que l’on trouve hors saison, en plein cœur de l’hiver, dans nos magasins ?

Certains viennent de cultures spécialisées (comme les serres chauffées), qui nécessitent énormément d’eau, d’énergie et de matières premières. D’autres viennent de pays lointains, situés parfois à des milliers de kilomètres, où le climat est plus favorable. On peut ainsi acheter des haricots verts du Kenya, des carottes d’Israël, des pommes d’Australie, des kiwis de Nouvelle-Zélande... Dans ce cas, c’est leur transport (notamment par avion) qui représente une dépense d’énergie considérable, augmente la pollution et participe au changement climatique.

33. Protégeons l'atmosphère

Plantez un arbre à chaque fois que vous en avez la possibilité. Vous contribuerez ainsi à protéger l’atmosphère de I' excès de gaz carbonique et vous lutterez contre la déforestation.

Qui est responsable du réchauffement du climat ?

Principalement le rejet dans l’atmosphère de gaz carbonique (C02) émis par les activités humaines. Chaque année, l’humanité produit ainsi environ 7 milliards de tonnes de carbone sous forme de C02, notamment par les transports et l’industrie. On devrait donc retrouver dans l’atmosphère cette quantité. Mais nous n’en trouvons que 3 milliards de tonnes. Il manque donc 4 milliards de tonnes... S’il n’est pas dans l’atmosphère, où est donc passé tout ce carbone ?

Dans les océans et dans les arbres : les océans absorbent de façon naturelle et normale environ 2 milliards de tonnes de carbone sous forme gazeuse qui seront dissous dans l’eau. Quant aux 2 milliards restants, ils sont absorbés par les végétaux de la planète, en particulier les forêts. Alors que, pour vivre, l’homme respire de l’oxygène et rejette du carbone, les arbres, eux, respirent le carbone contenu dans l’air (notamment celui que nous rejetons), et le retransforment en oxygène ! Ce phénomène s’appelle la photosynthèse. Les forêts sont donc un poumon indispensable à la survie de l’homme : la photosynthèse conditionne notre vie sur Terre en fournissant l’air que nous respirons ! En même temps, la forêt constitue, au fil des années, un important stock de carbone sous forme de bois.

Les forêts permettent donc de limiter l’effet de serre responsable du réchauffement du climat. Par exemple, un hectare de forêt absorbe les émissions de carbone de 100 voitures moyennes conduites pendant un an. N’hésitez plus, tendez un piège au carbone et plantez des arbres !

 - Être aux petits soins pour l'eau

L'eau douce n'est pas disponible en abondance partout et sa quantité totale à la surface de la planète ne peut pas augmenter. Depuis 1950, la consommation mondiale a été multipliée par six, et en 2025 près de 2,4 milliards de personnes pourraient manquer d'eau douce, (source Centre d'information sur l'eau)

34. Stop à la pollution des rivières

Ne jetez pas de papiers, tickets, prospectus, cannettes ou autres déchets dans le caniveau en ville : ils seraient emportés par les eaux de pluie qui vont ensuite dans les égouts puis dans les rivières...

Quels sont les effets des produits chimiques sur les rivières ?

Pour faire pousser leurs cultures plus vite, les agriculteurs donnent à leurs plantes des engrais qui contiennent de l’azote (un élément nutritif indispensable à la croissance des plantes). Mais ils en mettent généralement bien plus que ce dont les cultures ont réellement besoin. Tout ce qui est en trop est alors entraîné par les pluies jusqu’aux rivières. Là, les engrais profitent à d’autres végétaux : les algues, bien nourries, commencent à se développer massivement et elles accaparent tout l’oxygène, toute la place, tous les éléments nutritifs... Petit à petit, les autres espèces aquatiques sont asphyxiées et disparaissent. Ce phénomène s’appelle l'eutrophisation des cours d’eau et des lacs.
Parfois, là où la rivière se jette dans la mer, cette fertilisation provoque également la prolifération d’algues que l’on retrouve ensuite échouées massivement sur les plages. Non seulement elles constituent une gêne parce qu’il faut les éliminer, mais cet envahisseur fait aussi souffrir la faune et la flore marines environnantes.

En plus des engrais, les rivières sont également polluées par les détritus et les produits chimiques. Aujourd’hui, un quart des cours d’eau d’Europe occidentale est fortement pollué et certaines rivières sont si dégradées qu’on les considère biologiquement mortes (plus rien n’y vit). Alors, quand vous voulez vous débarrasser d’un ticket de bus, n’oubliez pas que les égouts des villes mènent toujours à la nature !

35. Fermons les robinets

Quand vous vous brossez les dents ou que vous vous lavez les mains, ne laissez pas l’eau couler inutilement. En trois minutes, vous aurez déjà économisé 18 litres d’eau (l’équivalent de 12 bouteilles en plastique). Et prenez plutôt une douche (entre 25 et 80 litres d'eau) qu’un bain (200 à 250 litres d’eau).

De quelle quantité d'eau l'homme dispose-t-il ?

Quand on vit sur une planète surnommée « Planète bleue», a priori on ne craint pas de manquer d’eau ! Pourtant, même s’il y a beaucoup d’eau sur la Terre, la grande majorité est de l’eau salée, et une toute petite part seulement est de l’eau douce utilisable par les hommes.

Pour se le représenter, il suffit de tout convertir à une échelle qui nous est familière : supposons par exemple que toute l’eau de la planète tienne dans un grand seau. Dans ce cas, l’eau douce gelée (celle de la banquise et des glaciers) tiendrait, elle, dans une tasse à café, et toute l’eau douce disponible pour l’homme (celle des lacs, des rivières et des nappes phréatiques) remplirait seulement... une petite cuillère !

Alors non seulement les hommes sont de plus en plus nombreux à devoir se partager le contenu de la « petite cuillère», mais en plus l’eau est de plus en plus polluée par les rejets de l’agriculture, de l’industrie et des villes. Un jour peut-être, l’eau propre, indispensable à la vie, sera devenue si rare que les hommes se battront pour en avoir.

L’eau est précieuse. Ne la gaspillez pas.

36. Attendons la pluie

Arrosez plutôt le soir : comme le soleil est cache, les plantes perdent moins d’eau par évaporation et, du coup, leurs besoins sont réduits de moitié. Consultez la météo : dommage de gaspiller 200 litres d’eau potable (l’équivalent d un bain) dans le jardin la veille d’une journée pluvieuse... Lavez la voiture avec un seau : le tuyau d’arrosage qui coule en continu ou la station de lavage automatique consomment énormément d eau...

Connaissez-vous le cycle de l'eau ?

L’eau tombe du ciel sous forme de pluie. Une part s’infiltre dans les nappes souterraines, le reste ruisselle jusqu'aux rivières, qui elles-mêmes coulent jusqu’à la mer. Là, l’eau s’évapore dans l’air et se condense en nuages... d’où elle retombe sous forme de pluie. Toute l’eau que nous utilisons pour nos besoins domestiques, industriels et agricoles, est prélevée dans les nappes et dans les cours d’eau. Après être passée dans nos maisons, nos usines et nos champs, elle retourne aux rivières (après avoir été nettoyée dans une station d’épuration), rejoignant ainsi le cycle de l’eau. La quantité d’eau que possède notre planète, emprisonnée dans cette circulation perpétuelle, reste toujours la même. L’eau qui coule de notre robinet aujourd’hui a donc pu être bue par les dinosaures il y a des millions d’années ! Il n’y en a ni plus, ni moins, sur la planète. D’où l’importance de ne pas la gaspiller, en particulier lorsqu’elle a été traitée pour être potable, comme c’est le cas dans notre pays.

37. Récupérons l'eau

Demandez à vos parents d'équiper les W.-C. d une chasse à double commande (3 ou 6 litres) : cela évite de fa.re couler 6 I res quand un petit rinçage de 3 litres suffit. Sinon, conseillez-leur de placer une brique ou une bouteille pleine de sable dans le réserver. cette astuce limitera la capacité du reservoir, donc le volume de la chasse d eau.

D’où vient l'eau du robinet ?

Dans nos logements, pour avoir de l’eau potable à volonté, il suffit d’ouvrir le robinet ! On a l'impression que c’est pareil pour tout le monde. Ce n’est pas du tout le cas. Chaque matin sur la planète, des millions de personnes marchent plusieurs kilomètres pour prendre avec un seau, au fond d’un puits, une vingtaine de litres d’eau qu’elles transportent jusque chez elles. Cette eau n’est même pas potable (elle peut leur donner des maladies, parfois mortelles) et c’est tout ce dont ces personnes disposent pour la journée. 20 litres, c’est peu. Cela fait... trois chasses d’eau ! Chez nous, l’eau est dépolluée et nettoyée avant d’arriver au robinet. Mais seulement 1 % (une part minuscule) de l’eau traitée pour être potable est réellement bue. Car on utilise près du tiers de l’eau potable pour les toilettes !

Ne serait-il pas plus logique de récupérer l’eau de pluie, par exemple, ou même l’eau qui a déjà servi pour faire la toilette ou la lessive, pour l’utiliser dans la chasse d’eau ? C’est déjà fait au Japon, dans certains immeubles. C’est astucieux et plein de bon sens.

Regardez bien cette baleine à bosse, venue se reproduire dans les eaux chaudes des tropiques. Elle et son baleineau vont bientôt regagner les eaux froides de l'océan austral pour jouer, chanter et se nourrir. Mais la route est longue et dangereuse. Savez-vous que la baleine est toujours menacée par les harpons des pêcheurs qui la chassent pour sa viande ?

38. Marchons contre les marées noires

Prenez le bus, le tramway, le métro et incitez vos parents ou les adultes qui vous conduisent à prendre davantage les transports en commun. Un bus plein, c’est 30 voitures qui restent au garage.

C’est peut-être une goutte de pétrole en moins dans la prochaine marée noire, et même une marée noire en moins si tout le monde s y me .

Pourquoi les parées noires causent-elles autant de dégâts ?

Les marées noires sont provoquées par des accidents de pétroliers qui circulent à la surface des mers. À chaque marée noire, des kilomètres de rivages et des centaines d’animaux marins, notamment des oiseaux, sont recouverts de mazout gluant.

Tout le monde est d’accord : les marées noires sont dégoûtantes et terribles pour la nature. Et les pétroliers sont mis sur le banc des accusés. Mais on oublie souvent que si tant de pétrole voyage à la surface des mers, c’est pour nous approvisionner en énergie. Une énergie que nous utilisons, sans faire tellement attention, pour nous éclairer, nous chauffer, faire fonctionner nos usines, et surtout... faire avancer nos voitures ! En Europe, il y a trois fois plus de voitures qu’il y a trente ans ! Non seulement il y en a de plus en plus, mais on les utilise sans réfléchir, même pour des trajets que l’on pourrait aussi bien faire à pied, en vélo, en bus ou en train ! Forcément, cela fait beaucoup de pétroliers sur les mers I

39. Nettoyons les plages

N’abandonnez aucun déchet sur les plages et faites l’effort de ramasser ceux que d’autres ont laissés. Des poubelles sont spécialement installées a cet effet. Et en bateau, ne jetez rien par-dessus bord.

Les océans, des décharges géantes ?

Si l’on pouvait vider les océans pour voir tout ce qui s’y cache, on ferait d’incroyables découvertes. Bien sûr, on découvrirait des épaves englouties depuis des siècles... Mais on retrouverait aussi nos montagnes de déchets I À elle seule, la mer Méditerranée reçoit déjà, chaque jour, environ 6 millions de débris en tous genres, et pas moins de 750 millions de détritus flottent à sa surface.

Mais attention, les déchets qui se trouvent dans la mer n’ont pas tous été jetés depuis le pont d’un bateau ! En réalité, les trois quarts proviennent de la terre. Partout où vivent des hommes, il y a des déchets. Dans certains endroits du monde, les déchets ne sont pas éliminés correctement (par incinération, mise en décharge ou recyclage) et salissent la nature : ils finissent toujours par être emportés par le vent ou la pluie jusqu’aux rivières et aux fleuves, qui se jettent ensuite dans la mer. L’océan est ainsi la destination finale de toutes nos pollutions terrestres.

Où va la pollution du ciel ?

En tombant, les eaux de pluie se chargent d’éléments toxiques comme le mercure ou le plomb (issus des fumées des usines et des véhicules) en suspension dans l’air, et contaminent à leur tour les mers de la planète.

Toute cette pollution menace la vie marine. Les substances chimiques apportées par les pluies affectent la santé de certains cétacés et perturbent leur reproduction. Quant aux déchets solides qui dérivent en surface, ils menacent les animaux marins comme les phoques, les dauphins et les oiseaux qui peuvent notamment les avaler et s’étouffer. N’oubliez pas que la planète a besoin de vous, même pendant les vacances !

 - Un peu d'air pur

Mmmh ! Respirer l'air pur de la montagne... Oui, mais pas trop haut ! Car en haute altitude, l'oxygène se raréfie, et nous respirons de plus en plus mal. C'est en bas des montagnes, finalement, que l'air est le meilleur pour nous. À condition d'arrêter de le polluer avec nos voitures et nos usines.

40. Préservons la couche d'ozone

Si vous achetez des bombes d’aérosols (déodorant, mousse coiffante), assurez-vous qu’elles portent le logo «préserve la couche d'ozone». Et dites à vos parents de se renseigner sur les performances écologiques de leur réfrigérateur : de nombreux appareils de réfrigération, en particulier s'îls sont un peu anciens, utilisent des gaz néfastes pour la couche d'ozone.

Comment la Terre nous protège-t-elle du soleil ?

La Terre est entourée d’une enveloppe de gaz appelée l’atmosphère. Elle comprend entre autres, une couche d’ozone (un gaz naturel) qui agit comme un écran qui protège les espèces vivantes (hommes, animaux et plantes) des rayons nocifs du Soleil. Sans ce bouclier, la Terre se trouverait exposée à certains rayons ultraviolets qui peuvent provoquer des cancers de la peau et des maladies des yeux. Ces rayonnements peuvent également réduire la photosynthèse (les végétaux absorbent du C02 et rejettent du 02) chez les plantes et perturber (voire stopper) la formation du plancton (ces végétaux et animaux marins microscopiques indispensables pour la chaîne alimentaire et l’équilibre des océans).
La couche d’ozone est donc un écran protecteur indispensable pour la vie sur Terre. Mais voilà qu’en 1985, oh ! horreur, on y a découvert un trou, au-dessus de l'Antarctique. En réalité, il ne s’agit pas vraiment d’un trou, mais d’une partie où la couche d’ozone est anormalement mince. Cette anomalie a été jugée très inquiétante et on a vite découvert les responsables : les CFC (chloro-fluorocarbones) utilisés dans les bombes d’aérosols, les réfrigérateurs et les extincteurs. Aussitôt, les CFC ont été interdits, remplacés par des composants équivalents sans danger pour la couche d’ozone.

On a ainsi limité les dégâts et évité la catastrophe... Mais il faut rester vigilant.

41. Roulons à vélo

Voici un moyen de transport qui ne pollue pas, ne fait pas de brui prend peu de place sur la chaussée et fait du bien a notre santé... Pour les petits déplacements, enfourchez votre vélo et incitez vos parents à faire de même... Ou, pour les amateurs, sautez dans vos rollers.

Quels sont les effets de la pollution en ville ?

Les maladies respiratoires (bronchite chronique, asthme, sinusite) sont de plus en plus fréquentes en ville, à cause de la pollution de l’air. Les gaz qui sont rejetés par les nombreuses voitures sont largement responsables : une voiture émet chaque année en moyenne trois fois son poids (donc plusieurs tonnes) en polluants divers. Les voitures font énormément de bruit, ce qui est mauvais pour notre santé car cela nous fatigue sans qu’on s’en aperçoive. Les automobiles encombrent les rues : un Européen passe en moyenne deux ans de sa vie coincé dans les embouteillages ! Quel temps perdu... Les voitures contribuent également énormément au réchauffement du climat à cause du gaz carbonique (un gaz à effet de serre) contenu dans leurs gaz d’échappement.

Quelles mesures faut-il prendre pour limiter cette pollution ?

A Londres, les pouvoirs publics cherchent à décourager les automobilistes de circuler dans le centre-ville. Péages, limitations de vitesse et priorités au covoiturage (véhicules transportant plus d’une personne) incitent les conducteurs à préférer les transports en commun... On peut aussi décider de fabriquer des voitures qui ne polluent pas ! Au Brésil, 90 % des voitures roulent déjà à l’éthanol (un biocarburant propre tiré de la canne à sucre). Il existe aussi des voitures hybrides qui roulent à l’essence sur route et à l’électricité en ville et dont les batteries électriques sont rechargées par le mouvement de la voiture. Astucieux, n’est-ce pas ?

Chaque jour, environ 15 000 litres d'air passent par nos poumons. Or depuis 1950, les émissions de dioxyde de carbone ont été multipliées par quatre, causant la mort de 80 000 citadins européens par an. N'oublions pas que si nous polluons l'air, c'est nous-mêmes que nous empoisonnons petit à petit. (source Organisation mondiale de la santé)

 - Consommer autrement

Avec les techniques modernes de production agricole, la Terre pourrait nourrir 12 milliards d'habitants. Dans ce cas, pourquoi 800 millions de personnes dans le monde souffrent encore de la faim ? (source FAO)

Dans le monde, l'agriculture biologique ne représente que 2 % de la surface agricole totale. (source Observatoire national de l'agriculture biologique)

42. Mettons du bio dans nos assiettes

Pour favoriser l’agriculture biologique, achetez des produits bio meilleurs pour la santé et l’environnement ! Du lait, du pain des œufs , des céréales ou des légumes bio, vous avez l'embarras du choix.

Quand les oiseaux sont menacés par l'homme

Pourquoi des oiseaux comme l’alouette des champs ou la fauvette des jardins, fréquents à la campagne, sont-ils de plus en plus rares ? À cause de l'agriculture intensive : pour cultiver plus facilement et davantage, les agriculteurs agrandissent leurs champs en rasant les haies et les bosquets d’arbres qui constituent des refuges pour les oiseaux.

Et pourquoi dans certaines régions comme la Bretagne, est-il régulièrement interdit de boire l’eau du robinet ? Toujours à cause de l’agriculture intensive : pour tuer les insectes qui abîment leurs cultures, les agriculteurs utilisent des pesticides, et pour que les plantes produisent plus, ils leur donnent des engrais. Les quantités déversées sur les champs sont telles que les plantes n’arrivent pas à tout absorber. Lorsqu'il pleut, tout ce qui est en trop (pesticides et engrais chimiques) va directement polluer les rivières et les nappes d’eau souterraines, où l’on puise la plus grande partie de notre eau potable.

Une agriculture plus respectueuse est-elle possible ?

Aujourd’hui, malgré ses impacts néfastes sur l’environnement (comme la raréfaction de la faune sauvage et la pollution de l’eau) et sur la santé (comme la maladie de la vache folle), l’agriculture intensive s’est généralisée.
Pour préserver l’environnement, il existe une agriculture moins polluante qui permet de cultiver en utilisant moins de produits chimiques et qui fait plus attention au bien-être des animaux d’élevage... Il s’agit de l’agriculture «biologique». Pour le moment, les produits bio coûtent plus cher que les autres. Mais si les quantités produites augmentent, les prix baisseront petit à petit.

43. Votons écolo à l'école

Dans certaines écoles, on protège l’environnement... en mangea . Parlez-en à vos parents, ils pourront suggérer a votre école de préparer des menus bio et ainsi encourager les agriculteurs qui respectent l’environnement.

Savez-vous d'où viennent vos hamburgers favoris ?

Le samedi, quand vous allez faire les courses en famille, vous allez parfois manger ensuite au fast-food. Bien sûr, vous trouvez cela génial et vous empilez sur votre plateau hamburgers, portions de frites, glaces et boissons gazeuses, sans vous poser la moindre question... Pourtant, si l’on regarde le revers de la médaille, tout n’est pas si «génial» dans les fast-foods.

Pour s’approvisionner en denrées de base (la viande, le pain, le fromage), ces « restaurants » achètent des quantités énormes pour faire baisser les prix, ce qui ne rime malheureusement pas avec qualité. Par exemple, le poulet de batterie que l’on trouve au menu est moins cher qu’un poulet élevé en plein air ou labellisé, mais également moins savoureux. Ces denrées sont celles de l’agriculture intensive, qui produit en grandes quantités et à bas prix, mais pollue aussi l’environnement et l’eau avec ses engrais et traitements chimiques. C’est cette agriculture que vous encouragez en fréquentant les fast-foods...

Le fast-food, roi du gaspillage !.

Et puis à la fin de votre repas, regardez tout ce qui encombre votre plateau : des emballages, des barquettes et des gobelets en plastique, en polystyrène ou en carton. Imaginez, à la fin de la journée, les montagnes de déchets non recyclables qui sortent de ce restaurant. Et à la fin d’une année, alors !

Malgré leurs défauts, les fast-foods ne désemplissent pas et ne sont pas près de fonctionner autrement... Le fast-food respectueux de l’environnement n’existe pas encore I

44. Offrons une seconde vie à nos jouets

Donnez vos vieux jouets à ceux qui n’en ont pas : apportez-les à des associations qui se chargeront de les redistribuer VOUS pouvez aussi les déposer à la garderie du quartier ou a l’hôpital pour enfants, où ils seront les bienvenus.

Avez-vous déjà pensé à partager vos jouets ?

Il y en a sûrement certains que vous n’avez pas utilisés depuis longtemps et qui ne vous intéressent plus. C’est normal puisque vous grandissez. Ce qui est dommage, c’est qu’ils restent sur les étagères de votre chambre ou dans leur coffre.

Ailleurs, il y a sûrement un enfant qui a reçu moins de jouets que vous dans sa vie et qui aimerait beaucoup jouer avec. Peut-être même tout près de chez vous, car les enfants plus pauvres ne sont pas uniquement dans les pays lointains... Dans notre monde riche, on a tendance à acheter tout le temps plein de choses neuves et à oublier les personnes qui n’ont rien. Donner quelques affaires, cela va dans l’autre sens, dans le sens d’un monde plus solidaire, et c’est aussi important que tout le reste pour sauver la planète. Car si les hommes ne sont pas assez généreux pour aider ceux qui en ont besoin aujourd’hui, tout près d’eux, il y a peu de chances qu’ils soient assez généreux pour préserver la Terre pour les générations à venir !

Évidemment, ce n’est pas toujours facile de se séparer de ses affaires, surtout de ses jouets ! Mais le destin d’un jouet n’est-il pas d’amuser un enfant ? Dites-vous cela pour vous donner du courage. Après, vous serez content de votre geste. Et vous vous rendrez compte que ça ne vous manque pas tant que ça, finalement...

45. Empruntons au lieu d'acheter

Chaque semaine, choisissez de nouveaux jouets, en les empruntant à la ludothèque, comme des livres à la bibliothèque. Renseignez-vous à la mairie, et s’il n y a pas encore de ludothèque dans votre commune, réclamez-en une .

Pourquoi acheter quand on peut emprunter ?

Eh oui Ml y a d’autres solutions que d’acheter systématiquement tout ce dont on a envie... Cette habitude d’acheter, toujours acheter, des quantités de choses (qui parfois servent très peu) s’appelle la consommation. Depuis une trentaine d’années, on consomme de plus en plus dans les pays riches. Nos maisons sont de plus en plus équipées, nos placards et nos penderies de plus en plus remplis, nos voitures de plus en plus neuves et performantes... Pour suivre cette explosion de la consommation, les usines tournent à plein régime ! Mais pour fabriquer tous ces produits et ces objets, elles ont besoin d’énormément de matières premières prélevées dans la nature, d’eau, d’énergie, et utilisent des produits nocifs qui polluent l’eau et l’air. C’est aussi à cause de cela que notre planète va mal.

Tout comme les livres et les bandes dessinées des bibliothèques municipales sont lus et relus par de nombreuses personnes, les jouets des ludothèques servent à de nombreux enfants et ont une vie bien remplie I Avec la ludothèque, pas la peine de fabriquer dix fois le même jouet pour faire plaisir à 10 enfants : un seul suffit, emprunté à tour de rôle I

Aujourd'hui, plus de 1,2 milliard de personnes vit avec moins d'un euro par jour, un tiers de la population mondiale n'a pas l'électricité et plus de 100 millions d'enfants ne peuvent pas aller à l'école, (source Unicef)

46 . Achetons équitable

Au supermarché, achetez de préférence des produits issus du commerce équitable : ils portent un «label» (Max Havelaar est le plus connu) qui garantit qu’ils ont été produits dans de bonnes conditions de travail.

Pas tous égaux en droits

Ailleurs dans le monde, il y a des enfants de votre âge qui ne vont pas à l’école. Au lieu d’être assis dans une salle de classe, ils passent leur journée à travailler dans des plantations, à ramasser des fruits, à coudre des habits, à faire des petits métiers dans la rue... Beaucoup vivent dans la misère et ne possèdent ni vêtements ni jouets. Certains font même la guerre comme des soldats. C’est leur vie, et elle ne doit pas être facile tous les jours.

Comment aider ces enfants défavorisés ?

Vous ne pouvez pas les aider directement. Mais vous pouvez quand même agir pour que, doucement, le monde change et devienne plus juste, plus équitable. Certains produits alimentaires comme le café, le thé, les bananes ou le cacao viennent de pays lointains où, bien souvent, les paysans gagnent peu d’argent et surtout pas assez pour se loger, s’habiller, manger, aller chez le médecin ou envoyer leurs enfants à l’école... Quand vous achetez des produits importés (chocolat, bananes, jus d’orange, ananas, miel, sucre, thé, mais aussi vêtements ou jouets), vérifiez qu’ils portent le label «Max Havelaar» qui donne des garanties sur la façon dont ils ont été produits : salaires suffisants, bonnes conditions de travail, pas d’enfants qui travaillent... En achetant ces produits, on aide ce commerce équitable à se développer. Pour nous, c’est quelques euros de plus à la caisse. Pour le producteur à l’autre bout de la chaîne, ça change la vie.

47. Choisissons l'écolabel

Ce logo, représentant une petite fleur bleue et verte dont les 12 pétales sont des étoiles, garantit que le produit que vous choisissez a un impact moindre sur l’environnement pendant toutes les étapes de sa vie. Cela veut dire qu’il nécessite peu de ressources naturelles (matières premières, eau, énergie) pour sa fabrication, qu’il génère peu de nuisances durant son utilisation, et peu ou pas de déchets lors de son élimination après usage (recyclable).

D’où viennent les produits que nous achetons ?

Lorsqu’on achète un vêtement, par exemple, ce qui nous importe le plus, c’est surtout qu’il porte la bonne marque et qu’il soit à la mode ! On s’interroge rarement sur les conséquences sociales et écologiques qu’a pu avoir sa fabrication.

Qui l’a fabriqué ? Dans quel pays ? Pour quel salaire ? De quelle matière est-il fait ? Sa fabrication a-t-elle été polluante ? S’agit-il d’un produit qui consomme trop d’énergie ? Son emballage est-il recyclable ? Pour être disponible ici, ce produit encourage-t-il la surexploitation des ressources naturelles dans un pays pauvre ? Les réponses à ces questions permettent de savoir si le produit respecte ou non l’homme et l’environnement. Mais elles ne sont pas faciles à obtenir...

Connaissez-vous l'écolabel européen ?

Pour vos achats, cherchez la petite fleur ! Vous pouvez déjà la trouver sur certains vêtements, chaussures, blocs de papier, mouchoirs en papier, ordinateurs ou équipements électroniques qui, en plus, ne sont pas forcément plus chers que leurs équivalents non écologiques.

48. Participons à la Journée sans achats

Chaque année, fin novembre, participez à la Journée sans achats et incitez votre famille à faire de même : c’est une bonne occasion de réfléchir à la surconsommation et d’essayer de saisir la différence entre « besoin » et « envie ».

Envie ou besoin ?

Nous nous laissons facilement tenter par un produit dont nous avons «envie». Si nos moyens nous le permettent, nous l’achetons, sans jamais nous demander si nous en avons vraiment «besoin». Nous achetons ainsi énormément de choses, des vêtements et des chaussures que nous ne mettons pas, des équipements de sport et des outils qui ne servent presque jamais, des jouets qui dorment dans les placards, des objets peu chers mais de mauvaise qualité qui cassent après avoir servi une seule fois...

Tous ces achats participent au gaspillage des ressources naturelles, aux pollutions inutiles et aux montagnes de déchets qui ne cessent de grossir. C’est surtout dans les pays riches que l’on consomme énormément. Au cours de sa vie, un enfant né dans un pays riche, comme vous, consommera plus de ressources et générera plus de pollution que 40 enfants nés dans un pays pauvre ! Et si tous les habitants de la Terre vivaient comme nous, il faudrait deux planètes supplémentaires pour satisfaire leurs besoins !

Croyez-vous que l’on puisse dire aux habitants des pays pauvres que le mieux serait encore qu’ils restent pauvres, parce que sinon, la Terre ne pourra pas fournir assez de ressources pour tout le monde et absorber toutes les pollutions ? C’est impensable ! C’est à nous, habitants du monde riche, de changer un peu notre mode de vie.

Jules Renard : « Le paradis n'est pas sur la terre, mais il y en a des morceaux. Il y a sur la terre un paradis brisé. » (Journal - 28 décembre 1896)

Van Gogh, à son frère Théo : «Contemple les belles choses le plus possible. La plupart n'y prêtent guère attention. » (Londres, janvier 1874)

49. Trions notre penderie

Votre penderie déborde de vêtements ? Donnez ceux que vous ne mettez jamais à des associations qui les collectent pour les redistribuer à des personnes pauvres, ici ou dans des pays lointains. Vous pouvez aussi les déposer dans des conteneurs installés à cet effet dans les rues. Ensuite, organisez une collecte sélective de vêtements usages dans votre classe ou votre école.

Pour fabriquer un vêtement, il faut des ressources naturelles

Et parfois, cela occasionne de graves dégâts. Par exemple, au Kazakhstan, la mer d’Aral a diminué de moitié, abandonnant sur le sable, en plein désert, les épaves des chalutiers qui péchaient autrefois dans ses eaux. C’est la culture du coton dans la région qui est à l’origine de cette catastrophe. Pour irriguer les champs de coton, on a détourné deux grands fleuves qui alimentaient la mer d’Aral, et on a utilisé beaucoup de pesticides chimiques. Résultat : les rives de la mer d’Aral ont reculé de 80 kilomètres, et les produits chimiques ont pollué la nature environnante, chassant les espèces animales qui vivaient là. Aujourd’hui, on peut trouver certains vêtements fabriqués à partir de coton bio. Ils encouragent une manière de cultiver qui respecte l’environnement, ainsi que des usines textiles où l’on utilise des teintures moins polluantes pour l’eau.

Le plus simple, c’est d’offrir une seconde vie à ses vêtements quand on ne les porte plus, en les donnant à ceux qui en ont besoin. Cela vous paraît normal ? Pourtant, savez-vous que 85 % des textiles (vêtements, linge) sont jetés parmi les ordures ménagères à la poubelle ? Ne participez pas à ce gaspillage.

50. Allons à l'éco-école

École, ça commence par «éco»... comme écologie !. Si vous voulez que votre école soit exemplaire en matière de protection de l’environnement, proposez à votre enseignant de rejoindre le réseau international des éco-écoles. Il en existe déjà 20 000 réparties dans 40 pays. De quoi se faire plein d’amis !

Une école écolo, c'est possible ?

Vous rêvez d’une école où l’on récupère les piles usagées pour éviter qu’elles polluent l’environnement, où l’on trie ses déchets pour pouvoir les recycler, où l’on ramasse les saletés qui abîment la nature, où l’on économise l’eau du robinet en récupérant l’eau de pluie, où les bâtiments disposent de panneaux solaires pour limiter le réchauffement climatique, où les trajets se font en bicyclette pour ne pas polluer l’air, où l’on composte les déchets de la cantine pour en faire de l’engrais et où l’on économise l’énergie en évitant de surchauffer les salles et en équipant les couloirs d’éclairages à minuteurs ? Bref, vous rêvez d’une école où l’on applique, au quotidien, des solutions concrètes qui font vraiment du bien à la planète ?

Mais l’école, ce n’est pas comme la maison : il y a tellement de monde à convaincre que ce n’est pas facile de faire changer les choses. Vous ne savez pas comment vous y prendre ? Tout seul, c’est sûr, vous n’y arriverez pas. Mais il existe un moyen de mobiliser l’école tout entière : les élèves, les enseignants, la direction et les personnels... C’est le programme international «éco-école». Parlez-en à votre

Protection de la nature : Alerter la population sur l'impact des ordures sur la nature. Aider les associations de lutte contre la prolifération des déchets.

On se couchera moins bête ce soir ! Comment le renard construit sa maison ?
Il creuse trois terriers sous la terre : un petit, très frais, pour passer l'été, un plus grand, pour s'abriter l'hiver, et un dernier où il place ses réserves de nourriture.