C'est urgent !. Comment nourrir la planète ?

Que changer pour que manger reste un plaisir, accessible à tout le monde ?. Il est temps de passer à table !.

De 7,5 milliards en 2015, la population mondiale passerait à 9,7 milliards en 2050. Et autant de bouches à nourrir... Comment répondre à ce grand défi, en répartissant équitablement les ressources et sans épuiser la Terre ?

  • Pourquoi cette question est-elle urgente ?
    Près de 2 milliards de personnes en plus sur la surface du globe, cela fait beaucoup de monde à nourrir.
    Or, c'est dans les régions les plus pauvres, où près de 800 millions d'hommes, de femmes et d'enfants souffrent déjà de la faim, que la démographie va exploser : en Asie  du Sud-Est, au Moyen-Orient, et en Afrique, où la population pourrait doubler d'ici à 2050. Pendant ce temps, dans les pays riches, la croissance démographique ralentit, sauf exceptions, comme aux États-Unis. Du coup, la production agricole va devoir augmenter. Pas simple quand on sait que nous épuisons de plus en plus vite, année après année, les ressources naturelles que la Terre est capable de fournir en douze mois. En plus, les biocarburants* empiètent sur les surfaces cultivables. Et le réchauffement climatique risque d'entraîner des migrations de populations fuyant les zones sèches ou inondées...
    * Carburant végétal, à base de betterave, de colza...
  • Quelles sont les solutions ?
    Commençons par limiter le gaspillage : 30 % de la production mondiale de nourriture finit à la poubelle ! Il faut aussi développer une agriculture "écologiquement intensive” qui améliorera les récoltes mais préservera les équilibres biologiques. L'agroforesterie, par exemple, régénère la terre grâce aux "services" que se rendent mutuellement les arbres et les végétaux. Ainsi, au Sénégal, on associe le mil (céréale à racine courte) aux acacias, dont les longues racines pompent les éléments nutritifs en profondeur. Dans les pays développés, la surveillance satellite, les drones, les capteurs permettent de mieux doser l'arrosage et l'apport d'engrais et de pesticides. Et puis, plusieurs millions d'hectares sont encore inexploités au Brésil, en Russie, au Congo... ou dans le désert !
  • Où trouver davantage d'eau ?
    En 2050, les deux tiers de la population mondiale pourraient manquer d'eau. Pour fertiliser les déserts et alimenter en eau potable les zones arides, de grandes villes côtières extraient de l'eau douce à partir de l'eau de mer... Une gigantesque nappe phréatique a été découverte au nord du Kenya, en Afrique, grâce à un nouveau système de détection des eaux souterraines. Partout, des efforts s'imposent pour réduire la consommation, recycler les eaux usées, dépolluer les rivières, préserver les glaciers et adopter une agriculture économe.
  • Quel rôle peut jouer la science ?
    Certains experts estiment que l’agriculture écologique ne produira pas assez de nourriture. La génétique, en revanche, permet de créer de nouvelles variétés de plantes et des races d'animaux résistant à la sécheresse ou aux maladies.
    Des pommes de terre qui poussent dans l'eau salée ! Un riz champion du rendement ! Des poissons à croissance rapide ! Mais les recherches sur ces organismes génétiquement modifiés - dits OGM - font polémique. Beaucoup les rejettent face à un manque de recul sur leurs éventuels effets toxiques sur l'homme et l'environnement.
  • Et si l'on manque de terres cultivables ?
    Il y a l'agriculture urbaine ! À l'avenir, 65% des gens vivront en ville. Or, un lopin de terre de 1 m2 peut fournir jusqu'à 20 kg de nourriture par an... Des millions de jardiniers à travers le monde vendent déjà leur petite production. Des potagers de ville s'installent au sommet des immeubles, en Europe, en Asie et en Amérique ! À New York, la plus grande "ferme sur toit" au monde fournit 18 tonnes de légumes bon marché par an ! Produire local, c'est moins d'empreinte carbone* et c'est un bon moyen de lutter contre la malnutrition qui touche les quartiers défavorisés des métropoles.
    * Mesure du volume de dioxyde de carbone (CO2) émis par les véhicules de transport pour acheminer les produits et les personnes.
  • Devra-t-on manger des aliments différents ?
    Pour obtenir 1 kg de steak, il faut 15 000 litres d'eau, 13 kg de céréales et 30 kg de foin. C'est pourquoi la FAO* invite à manger des insectes, comme cela se fait... ailleurs !. Riches en protéines et vitamines, faciles à stocker, ils sont six fois moins gourmands que les bovins et émettent beaucoup moins de gaz à effet de serre. Réduits en poudre, ils entrent peu à peu dans la composition de nos aliments et celle des animaux d'élevage. Des fermes d'insectes se créent aux quatre coins de la France...
    * Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.
  • Quelle pourrait être la cuisine du futur ?
    Tout est envisageable. Chacun aura peut-être, un jour, une imprimante 3D dans sa cuisine pour fabriquer des gâteaux rigolos !
    Le steak haché ?. Il sera imprimé en 3D, lui aussi, à partir de cellules animales cultivées en laboratoire. Un robot mitonnera des repas à base de nutriments en poudre réhydratée, dosés selon nos besoins évalués en temps réel par des objets connectés. Des progrès scientifiques et techniques qui font rêver... Ou pas.

Les 10 pays les plus peuplés en 2050 :

  • Inde : 1,7 milliard
  • Chine : 1,3 milliard
  • Nigéria : 399 millions
  • USA : 389 millions
  • Indonésie : 322 millions
  • Pakistan : 310 millions
  • Brésil : 238 millions
  • Bangladesh : 202 millions
  • République démocratique du Congo : 195 millions
  • Éthiopie : 188 millions
  • France* : 71 millions

*La France ne fait pas partie du Top 10 des pays les plus peuplés au monde, mais y figure à titre informatif.

Sources : INSEE, Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Inra-Cirad, International Water Management Institute, OCDE, Global Footprint Network, Programme des Nations unies pour l'environnement, Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Commentaires   

0 #2 Charlotte 16-12-2016 11:47
Je m'interroge au sujet des OGM : ce n'est pas complétement "naturel", alors c'est peut-être toxique. Il faut faire des tests pour le savoir.
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0 #1 Sacha 16-12-2016 11:28
On devrait renforcer l'aide internationale envers les pays qui en ont besoin. Et partager nos richesses pour améliorer l'accès à la nourriture, à l'eau, comme à la santé et aux soins.
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On se couchera moins bête ce soir ! Comment le renard construit sa maison ?
Il creuse trois terriers sous la terre : un petit, très frais, pour passer l'été, un plus grand, pour s'abriter l'hiver, et un dernier où il place ses réserves de nourriture.