Je suis trop gentil(le) !

Toi aussi, tu penses que tu en fais beaucoup trop pour les autres ?. ...
Trouve la juste mesure avec notre super coach !.

Qui n'est pas pour la gentillesse ?
C'est ce qui fait de toi quelqu'un d'apprécié, de bien, à l'écoute, prêt(e) à rendre service autour de toi.
Et c'est une merveilleuse qualité à préserver! Ta gentillesse prouve que tu sais faire preuve d'empathie et que tu es quelqu'un sur qui on peut compter. Mais parfois, à force de vouloir bien faire, on se fait un peu avoir. Si tu fais partie de ces personnes qui ont du mal à dire "non", qui ont le sentiment d'être toujours celui ou celle qui fait tous les efforts, ou l'impression qu'on profite de toi, il y a fort à parier que tu te sois déjà posé cette question : suis-je trop gentil(le)
En réalité, on n'est jamais trop gentil(le). Par contre, on peut avoir du mal à s'affirmer et à poser des limites par peur d'être mal vu(e). Pourtant, il est tout à fait possible d'être très gentil(le), tout en étant capable de se faire respecter. Trouver cet équilibre demande parfois du temps et de l'entraînement. Tu vas peut-être te reconnaître dans les situations vécues par nos gentils anonymes. Alors inspire-toi des conseils de leur super coach, qui va leur apprendre à ne plus être le/la gentil(le) dont tout le monde abuse !

Quand la gentillesse fait du bien
Parlons de la gentillesse quand elle est correctement pratiquée, c'est-à-dire dans l'unique but de rendre service. Savais-tu qu'elle était bonne pour la santé ?. Réaliser un acte gentil stimule les zones du plaisir du cerveau, les mêmes que celles qui s'activent quand tu manges un bon gâteau au chocolat.
La sérotonine et l'endorphine, des substances du plaisir produites par notre corps, se diffusent lorsqu'on est gentil. Meilleure estime de soi et satisfaction sont autant de raison de pratiquer la gentillesse (raisonnablement).

Mets les choses au clair !

« ... On copie constamment sur moi en classe !. ... »
Tes potes ont cru que c'était self-service sur les bonnes réponses ?. Tes bonnes notes font des envieux, et c'est flatteur, mais les oeillades que font tes copains sur tes devoirs ne peuvent plus durer. Déjà parce que ça risque de te porter préjudice si ton prof s'en rend compte, et ensuite car ce n'est pas rendre service à tes amis que de leur donner les bonnes réponses sur un plateau. Si, comme tu sembles le dire, l'histoire se répète, c'est à toi d'y mettre fin. Tu crains sans doute de passer pour un(e) intello pas très sympa, mais puisque toi et moi, on sait que c'est faux, il suffit de le prouver. Propose ton aide pour les révisions, fais profiter de ton avance en maths, lors des permanences par exemple? Explique simplement à tes copains/ copines : "Je ne révise pas chez moi pour, au final, me faire griller en train de tricher avec l'un d'entre vous. Je suis d'accord pour vous aider à réviser si vous avez des difficultés, mais en cours, c'est chacun pour soi !". Dire ce qu'on ressent fermement, mais avec gentillesse, permet souvent d'éviter le conflit. Fonce !

Reste toi-même

« ... Je me plie en quatre pour les autres et je n'ai rien en retour. ... »
Dans l'amitié, il y a une notion fondamentale qu'on appelle la ré-ci-pro-ci-té. C'est-à-dire que tu ne peux pas, à toi seul(e), faire vivre une jolie histoire d'amitié. En en faisant beaucoup pour tes amis, tu cherches sans doute à leur plaire. Mais on n'achète pas ses amis, on se les fait grâce à des centres d’intérêt communs, une envie de passer des moments ensemble, une confiance réciproque, etc. Et tu as tout ce qu'il faut pour devenir l'ami(e) idéal(e). Débarrasse-toi de ton envie de trop bien faire et sois naturel(le), tes camarades le ressentiront et iront plus facilement vers toi. En jouant sans cesse un autre personnage pour plaire, tu ne te feras pas pour autant plus aimer ou respecter. Au contraire, tu risques de devenir juste le/la gentil(le) de la bande, un peu trop lisse et pas très intéressant(e). Accepte l'idée que tu ne plairas pas à tout le monde, mais que ceux qui resteront pour tes défauts et tes qualités seront les bons.

Fixe des limites

« ... On m'embête et je ne dis rien !. ... »
Je suis sûr(e) que tu l'avais sur le bout de la langue, cette réplique qui aurait fait mouche !. Celle qui aurait cloué le bec et fait réfléchir à deux fois cette "copine" avant qu'elle ne se moque à nouveau de toi devant tes ami(e)s. Mais tu es resté(e) là, un peu surpris(e) par tant de méchanceté gratuite et incapable de lâcher un mot, n'est-ce pas ?. Peut-être même as-tu gentiment souri pour désamorcer la violence de la situation. C'est à toi de décider des limites à ne pas franchir lorsqu'on te taquine. Si ça va trop loin, tu es tout à fait en position de rétorquer. Plus tu te laisses faire, plus tes camarades en profitent pour aller loin dans la plaisanterie en pensant que tu ne le prends pas si mal et que c'est quand même hyper drôle - alors que ça ne l'est pas ! Voici un plan d'action pour la suite :

  • 1 Tu réfléchis à quelques réponses bien ficelées pour la prochaine fois. Tu les apprends par cœur s'il le faut, pour que ça puisse sortir du tac au tac.
  • 2.Tu te répètes en boucle que tu es une belle personne et qu'aucun(e) prétendu(e) ami(e) ou camarade de classe n'a le droit de t'humilier publiquement.
  • 3. Si ce sont tes amis qui ont la vanne trop facile, va leur parler en tête-à-tête, en leur expliquant que leurs remarques te blessent. Ils doivent pouvoir comprendre et personne n'aime être mis face à sa propre méchanceté.
  • 4. Si tu décides soudainement d'être plus franc(he) et de ne plus te laisser faire, préviens tes amis de ce changement de cap, au risque qu'ils ne comprennent rien ! Et n’oublie pas, toi aussi, de toujours respecter ton interlocuteur.

Apprends à passer ton tour !

« ... Je suis toujours désignée pour faire le sale boulot !. ... »
Je parie que tu étais le/la premier/ère à te manifester pour essuyer le tableau, ranger après la fête d'anniversaire ou laver la table après le repas ?.
Résultat : aujourd'hui, tu te rends compte que tu en fais plus que les autres et tu deviens une Cocotte-minute® prête à exploser. C'est génial de vouloir être serviable et d'être là pour les autres. Mais parfois, c'est aussi à toi de profiter du bon temps en laissant ton entourage faire le boulot. De la même manière que dire oui à tout n'apporte pas plus d'amis, faire le sale boulot ne fera pas de toi quelqu'un de plus apprécié. Tu passeras surtout pour la bonne poire. En sachant dire "j’ai déjà relu tout l'exposé la dernière fois, c'est à toi cette fois", tu gagneras en respect de la part des autres qui sauront qu'on ne peut pas abuser de toi indéfiniment. Essaye toujours de demander quelque chose de juste, afin que ce soit acceptable.

Prends confiance en toi !

« ... Je respecte trop l'autorité. ... »
Défie l'autorité et tu risques de te prendre un bon savon par tes parents. Respecte-la et tes potes te reprocheront de ne pas avoir le goût du risque !. Je comprends que le dilemme soit de taille. Mais tu préfères réfléchir par toi-même ou laisser les autres le faire à ta place ?. Il est important d'agir en son âme et conscience.
Si tu n'as pas envie de faire le mur, de répondre à un prof, de mentir à tes parents, etc., ne le fais pas !. Essaye un peu de dire "non" à tes amis et tu vas voir qu'ils ne vont pas s'évaporer dans la nature. Tu pourrais même leur permettre de réfléchir à deux fois avant de faire une bêtise. Se forcer à faire quelque chose pour avoir l'air cool est le meilleur moyen de foncer dans le mur et de regretter amèrement d'avoir voulu suivre les autres. Il y a des dizaines de façons de rigoler entre amis et de passer de bons moments sans se mettre en danger. Assume devant tes potes le fait de ne pas avoir envie de faire ceci ou cela et propose-leur d'autres activités qui te semblent plus intéressantes, afin préserver votre lien.

Assume les disputes

« ... Je panique si je me dispute avec quelqu'un et je reviens tout de suite vers lui/elle. ... »
Se disputer avec quelqu'un, c'est entendre les reproches et en faire en retour, sentir de l'animosité, être obligé de se remettre en question... Tout ça n'est agréable pour personne. Mais c'est un moment que tu vas devoir souvent vivre car la dispute fait partie de la relation à l'autre... et aide souvent à l'améliorer !
Si tu as lancé une discussion avec un(e) ami(e) ou un membre de ta famille qui a dégénéré en dispute, ne culpabilise pas trop, il fallait que ça sorte. Sur le coup, ton interlocuteur peut se vexer ou être très énervé, c'est un réflexe de défense classique. Revenir vers la personne en te confondant en excuses gâchera tout le travail que tu as fait pour lui avouer ton mécontentement. Reste droit(e) dans tes bottes, souviens-toi pourquoi tu en es venu(e) à dire ça. Si tu crains vraiment la réaction de l'autre, réfléchis à la manière d’exprimer un problème : 

  • tâche d'abord d'admettre tes torts pour montrer que tu ne remets pas toute la faute sur lui /elle ; 
  • utilise des tournures de phrase comme "je me suis senti(e) mal car tu as fait ceci". Dans un conflit, essaie toujours d’exprimer ton malaise plutôt que d'accuser l'autre frontalement, ça marche beaucoup mieux ; 
  • n’oublie pas que signifier un désaccord ne veut pas dire être "méchant". Au contraire, ça signifie vouloir améliorer une relation par le dialogue !.

Gentil ou méchant ?

Harry Potter est un gentil, Voldemort un méchant. Le loup st un méchant, les trois petits cochons sont des gentils. Etc, etc.
Les exemples très marqués de méchants et de gentils sont très présents dans les œuvres. En réalité, nous avons tous en nous un peu de gentil et de méchant, avec des prédispositions pour l’un ou pour l’autre, en fonction de notre éducation ou de la période que nous vivons. À certains moments, être gentil demande un effort considérable. Si tu as des problèmes personnels, par exemple, il te sera très difficile d'être ouvert et d’avoir de l’empathie envers les autres. Pour d’autres, être gentil, c’est se mettre à nu en mettant de côté sa carapace de dur à cuire, et ce n’est pas évident. À chacun, donc, de savoir reconnaître quand on tombe dans la méchanceté pour ne pas empoisonner sa vie et celle des autres avec des sentiments négatifs.

Le mythe d'Amélie Poulain

As-tu déjà vu Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, un film réalisé par Jean-Pierre Jeunet ?. Le personnage principal, joué par Audrey Tautou, s'évertue à faire le bien dans son quartier en employant des méthodes peu communes, comme l'espionnage ou l'entrée par effraction chez ses voisins. Si l’intention est bonne, la manière est désastreuse car elle est totalement intrusive et ne respecte pas la liberté des gens.
La gentillesse, c'est au contraire apporter son aide lorsque celle-ci est sollicitée. Attention, donc, à ne pas franchir cette limite !.

On se couchera moins bête ce soir ! Comment le renard construit sa maison ?
Il creuse trois terriers sous la terre : un petit, très frais, pour passer l'été, un plus grand, pour s'abriter l'hiver, et un dernier où il place ses réserves de nourriture.