C'est quoi, une ressource naturelle ?
C'est une source d'énergie fournie par la nature et exploitable par l'homme :
C'est une substance présente dans la nature, que les hommes exploitent pour satisfaire leurs besoins. Il existe plusieurs sortes de ressources naturelles. Il peut s'agir de matières vivantes, comme les animaux ou les plantes, de matières minérales, comme l’or, le sable, le bois ou le fer ; ou de matières fossiles, comme le gaz, le charbon ou le pétrole.
Ces ressources- là sont limitées : leurs stocks ne sont pas infinis. À l'inverse, le soleil ou le vent sont des sources d'énergie inépuisables, dites "renouvelables.

À quoi nous servent-elles ?
À vivre, tout simplement. Notre quotidien en dépend :
A boire et manger, nous chauffer, nous déplacer, éliminer nos déchets... Chaque objet de notre vie quotidienne est fabriqué à partir de ressources naturelles. Avec le pétrole, on produit des plastiques, des savons, des tissus ; avec le bois, des meubles, des maisons, du papier ; avec le fer, des voitures, des tôles.
On prélève des ressources
naturelles, non seulement pour fabriquer ces objets, mais aussi pour les vendre et les transporter.

Qu'est-ce que le "jour du dépassement" ?
À cette date, ce que l'homme prélève dans la nature n'est pas remplacé :
Le "jour du dépassement"* est une date (virtuelle) dans l'année à partir de laquelle l'homme a consommé plus de ressources naturelles que la planète n'a été capable de les reconstituer.
Pour calculer cette date, on compare deux choses. L'empreinte écologique des hommes, c'est-à-dire la surface de la Terre qu'ils doivent utiliser pour satisfaire leurs besoins.
Et la biocapacité, soit la surface de la Terre qui est vraiment disponible pour cela. On parle de "déficit écologique" quand l'empreinte écologique dépasse la biocapacité.
C'est un peu comme si une famille dépensait en juillet la somme d'argent qui est censée la faire vivre jusqu'à la fin de l'année. Cette famille viderait ses économies et vivrait à crédit...
Pour les ressources naturelles c'est pareil : les stocks diminuent et nous nous retrouvons obligés d'entamer le capital des ressources qui auraient dû nous approvisionner l'année suivante.
* "Earth Overshoot Day", en anglais. Cette notion a été inventée par Global Footprint Network, une organisation internationale de défense de l’environnement.

Quand avons-nous dépassé les bornes ?
Dans les années 1970, avec la hausse de la population mondiale et le "boum" de la consommation :
Pendant très longtemps, la Terre a pu répondre aux besoins des hommes sans s'épuiser. La limite a été franchie dans les années 1970. À cette époque, la population mondiale connaît une forte croissance. Et la société de consommation, un "boum" incroyable.
Depuis, le "Jour du dépassement" arrive de plus en plus tôt chaque année. En 1993, il tombait le 21 octobre.
En 2003, c’était le 22 septembre. Et en 2014, c'était le 18 août ! À ce rythme, en 2050, il faudra chaque année l'équivalent de deux planètes pour produire toutes les ressources indispensables à l'humanité !

Tous les pays exercent-ils la même pression sur la Terre ?
Les pays riches sont plus gourmands en ressources naturelles :
L'empreinte écologique des habitants des pays développés est cinq fois supérieure à celle des pays pauvres.
Si tous les habitants de la Terre consommaient autant qu'un Américain, il faudrait presque cinq planètes pour nourrir tout le monde sur un an. Paradoxalement, la plupart des pays riches utilisent beaucoup plus de ressources naturelles que leur propre écosystème n'en possède et produit. Pour satisfaire leurs besoins, ils importent donc ces ressources depuis d'autres régions du monde. Du coup, si certaines nations sont moins gourmandes, leurs réserves écologiques s’épuisent quand même.

Est-il trop tard pour limiter les dégâts ?
Industriels, collectivités, consommateurs tout le monde doit s'y mettre.
C'est l'un des défis du 21e siècle. Et c'est l'affaire de tous ! À commencer par les entreprises, grosses consommatrices de matières premières, d'énergie, d'eau, d'espace, et qui rejettent des polluants dans l’environnement. Aujourd'hui, des contraintes réglementaires les obligent à s'engager pour le développement durable.
Mais certaines préfèrent encore payer des amendes plutôt que de s'y plier...
Les collectivités aussi doivent agir: il faut inventer la ville de demain, plus économe en énergie. Enfin, c'est l'affaire des consommateurs que nous sommes. À nous de faire la différence entre nos envies et nos vrais besoins !

Une vie sans pétrole, est-ce possible ?
Le soleil, l'eau, les végétaux peuvent remplacer le pétrole :
Il va bien falloir : certains spécialistes estiment qu'en 2050, il n'y en aura plus ! Vivre sans pétrole implique de repensernotre mode de vie, nos transports, nos logements, pour faire en sorte qu'ils utilisent moins d'énergie - et plutôt des énergies propres. Pour remplacer le pétrole, il y a l'eau, le soleil, le vent... Avec des végétaux, on peut aussi fabriquer des carburants ou encore des plastiques. Ce sont ces solutions alternatives que l'on veut développer dans le cadre de la "transition énergétique".

Commentaires   

0 #2 Jade 22-02-2016 09:40
Le vent et le soleil sont inépuisables. Le pétrole, l'uranium, le charbon sont limités : on pourrait les remplacer par des énergies renouvelables : éoliennes, panneaux solaires...
Citer
0 #1 Léna 22-02-2016 09:39
Pour assurer un meilleur avenir aux générations futures, chacun devrait faire un petit geste tous les jours, comme trier ses déchets, prendre son vélo plutôt que sa voiture...
Citer

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

On se couchera moins bête ce soir ! Comment le renard construit sa maison ?
Il creuse trois terriers sous la terre : un petit, très frais, pour passer l'été, un plus grand, pour s'abriter l'hiver, et un dernier où il place ses réserves de nourriture.