L'air dedans, dehors

L'air est-il plus pollué à l'extérieur ou l'intérieur ?

Dans les grandes villes, on ne respire pas bien... Mais, plus étonnant, l'air de nos maisons, écoles, jardins est aussi hyperpollué! La solution? De nouvelles mesures et des gestes simples.

  • Au collège :
    Colles, feutres, effaceurs mais aussi ordinateurs émettent des composés organiques volatils (COV), ces molécules qui dégradent la qualité de l'air intérieur. Désormais, une loi oblige les établissements scolaires à mesurer les COV dans les salles de classe fermées et remplies d'élèves. Pour les collèges, cette surveillance devra être mise en place avant le 1er janvier 2020.
  • En forêt :
    Les forêts ne sont pas épargnées, en particulier, en cas de pic de pollution à l'ozone. Car l'ozone est un polluant voyageur. Ce n'est pas là où il se forme, souvent au-dessus des grandes villes, qu'il atteint sa plus forte concentration, mais plusieurs kilomètres plus loin. Voilà pourquoi on en retrouve aussi en forêt et même à la campagne.
  • Dans la maison :
    L'air y est 5 à 10 fois plus pollué qu'à l'extérieur, y compris en ville ! Les polluants les plus présents ? Le formaldéhyde et le benzène. Ces gaz sont émis par les matériaux de construction, de décoration, les produits d'entretien, d'hygiène, ou encore les parfums et les bougies. Or, dans une journée, on passe en moyenne 16 heures chez soi. Le mot d'ordre : aérer ! Dix minutes par jour suffisent à disperser les polluants.
  • Dans le métro :
    L'air du métro est riche en particules fines métalliques. Jusqu'à quatre fois plus que la norme fixée par l'Union européenne. Ces particules proviennent des freins mécaniques des trains, dans des tunnels mal ventilés. La RATP réagit : les nouveaux trains sont peu à peu équipés de freins électriques et le nombre de ventilateurs va être augmenté.
  • À la montagne :
    Ah, l'air pur de la montagne ! C'est vrai ! Mais, l'hiver, attention au chauffage au bois, source importante de rejet de particules fines (des poussières microscopiques) L'été, on y retrouve aussi une concentration non négligeable d'ozone, formé à partir de la pollution urbaine sous l'effet du soleil. Or, plus on monte en altitude, plus les rayons solaires sont importants.
  • Dans les champs :
    Pesticides répandus dans les champs pour obtenir de meilleures récoltes, particules soulevées lors du travail de la terre et ammoniac, un gaz dégagé par les élevages, sont les principaux polluants émis par l'agriculture. L'État prend des mesures pour réduire leur présence.
  • Dans le jardin :
    Pour lutter contre les mauvaises herbes ou les insectes, certains jardiniers amateurs utilisent des pesticides ou produits phytosanitaires. Mais sans en maîtriser le dosage. Or, ces produits toxiques, très volatils, polluent l'eau, les sols et l'air qu'on respire. Leur utilisation va être interdite d'ici à 2022.
  • Dans la voiture :
    Le dioxyde d'azote et les particules fines, émises par les moteurs des véhicules, sont les principaux polluants liés au trafic routier. Et on en inhale davantage dans la voiture qu'à l'extérieur ! Bien plus que ce qui est recommandé par l'organisation mondiale de la santé. La bonne idée ? Ouvrir les fenêtres...

On se couchera moins bête ce soir ! Comment le renard construit sa maison ?
Il creuse trois terriers sous la terre : un petit, très frais, pour passer l'été, un plus grand, pour s'abriter l'hiver, et un dernier où il place ses réserves de nourriture.