Les bonbecs sont à la fête !

Colorés, aux goûts et aux formes variés, les bonbons sont une source de plaisir et un remède anti-stress. On en consomme chaque année des milliers de tonnes. La confiserie, un drôle de business !.

  • En 2014, 82% des Français ont acheté au moins un paquet de bonbons en grande surface.
  • Avec tous les Scoubidous Lutti ® vendus chaque année, on pourrait faire 500 millions de bracelets, un pour chaque habitant de l'Union européenne !.
  • La France possède 600 spécialités régionales, comme les caramels au beurre salé de Bretagne, les Calissons d'Aix, les Bêtises de Cambrai, les nougats de Montélimar, la pastille de Vichy. ...
  • On dénombre 20 fraises Tagada ® englouties chaque seconde dans notre pays !
  • Mis bout à bout, tous les Ours d'or ® produits en un an par Haribo ®, feraient quatre fois le tour de la Terre, soit 160 306 km. Déroulés, tous les rouleaux de réglisse Rotella ® produits en un an, eux représenteraient environ 385 000 km, l'équivalent de la distance entre la Terre et la Lune.
  • En France, on consomme en moyenne 3,7 kg de bonbons par personne et par an. C'est nettement moins qu'en Suède, où l'on en boulotte 7,7 kg, mais plus qu'en Italie où l'on en engloutit "seulement" 2 kg.
  • En France, près de 7 000 personnes travaillent dans l'industrie du bonbon. 90 entreprises en fabriquent. Parmi elles, 70 sont des moyennes et petites confiseries.
  • Le Français est le 2e plus gros consommateur de chewing-gum (375 tablettes par an) après l'Américain.
  • Il existe 127 parfums de Chupa Chups ® !.
  • Il s'est vendu pour 610 millions d'euros de bonbons en 2014. Les chewing-gums arrivent en deuxième position.
  • Lutti ® vend 575 tonnes de ces petites bouteilles acidulées chaque année. C'est plus que le poids d'un Airbus A380 au décollage.
  • 14 millions de bonbons Haribo ® sont produits chaque année en France. C'est la marque de bonbons la plus "célèbre" dans notre pays. 90 % des Français connaissent son nom.
  • 213 500 tonnes de bonbons se sont vendus en France en 2014. C'est 21 fois le poids de la Tour Eiffel.
  • Une machine emballe 50 000 Carambar ® à l'heure !.

Quel bonbonvore es-tu ?

Les bonbons. ... Tout le monde les aime !. Ou presque. Huit personnes sur dix en consomment en France. Mais pas pour les mêmes raisons. ... ni en même quantité !.

Ce sont les ados et les jeunes adultes (12-24 ans) qui sont les plus gros mangeurs de bonbons. Mais les trois quarts des Français de plus de 15 ans déclarent en consommer, ne serait-ce que ponctuellement. Pour les fabricants, la stratégie est donc de varier les produits pour plaire à tout le monde ! Les jeunes restent la cible première des industriels. Au collège, par exemple, on aime en acheter avec son propre argent et en offrir aux autres dans la cour. C'est un moyen tout simple d'entrer en contact, de créer du lien, d'intégrer un groupe... Les gélifiés ont la cote. Surtout ceux qui piquent fort. Depuis deux ans, les ventes de ces confiseries acidulées ne cessent de progresser (de 10 à 15 % par an). Chez les adultes, il y a les "classiques" aux goûts de fruits, de menthe ou caramel. Depuis quelques années, "les trentenaires régressifs” sont aussi les cibles privilégiées des confiseurs. Pour séduire ces nostalgiques des goûts de leur enfance, les industriels jouent sur l'affectif. En réactualisant certains produits phares : la fraise Tagada® version purple, le bonbon dur Arlequin® transformé en gélifié...

  • Les accros :
    Ce sont les plus gros consommateurs de bonbons.
    Les accros aiment toutes « sortes de friandises qu'ils dégustent en continu pour le I plaisir, la détente ou le réconfort.
    Ils adorent tester les nouveautés.
  • Les gourmands :
    Amateurs de gélifiés, Chamallows® ou sucettes, les gourmands hésitent rarement devant une friandise.
    Toutes les occasions de craquer sont bonnes.
    Leur plaisir, c'est partager !
  • Les raisonnables :
    Consommateurs occasionnels, les raisonnables voient les bonbons comme une récompense et les associent souvent à la fête.
    Leur consommation est ritualisée : ils en mangent à des moments précis de la journée ou pour des occasions spéciales.
  • Les indifférents :
    Même si la plupart d'entre eux aiment les bonbons, les indifférents en consomment moins que les autres et peu souvent.
    D'ailleurs, ils n'en achètent pas eux-mêmes !
  • Les traditionnels :
    Les membres de cette tribu apprécient les spécialités régionales, qu'ils dégustent souvent en vacances, parmi leurs découvertes "culturelles" !
  • Les généreux :
    Gros acheteurs mais petits mangeurs ! Les généreux achètent des bonbecs surtout dans le but de les offrir.
    À Noël, pour des anniversaires, à Halloween... On retrouve dans cette tribu beaucoup de "mamies cadeaux".

Dans la famille Bonbecs, je veux. ...

  • Les réglisses :
    Ces friandises portent le nom de la plante qui entre dans leur composition. Dures ou souples, elles se déclinent en une multitude de formes : pastilles, dragées, rouleaux...
  • Les dragéifiés :
    Croquants, ces bonbons façon Dragibus® sont enrobés de sucre dur. Leur aspect lustré provient de la cire de carnauba, une plante tropicale.
  • Les gélifiés :
    De type crocodiles ou ours, ils doivent leur élasticité à l'ajout de gélatine. Celle-ci provient du collagène, une substance naturelle prélevée sur la peau du porc et du bœuf.
    Ce sont les bonbons les plus vendus en France, avec près d'un tiers des ventes de confiserie.
  • Les pâtes aérées :
    Ces bonbons légers, de la famille des Chamallows®, doivent leur "moelleux' à l'air injecté dans la pâte. Selon les recettes, cet air peut être comprimé ou levé à la manière d’œufs en neige.

La fabrique à bonbecs

Essentiellement composé de sucre, le bonbon procure une satisfaction immédiate. D'où son succès ! Et les industriels rivalisent d'imagination pour nous en faire consommer toujours plus.

  • Un bonbon est composé à 90 % de sucre.
    Et le sucre est l'aliment plaisir par excellence Il active le système de récompense de notre cerveau. Attention ! Il a un grand pouvoir addictif et peut rendre complètement accro !
  • Mais qu'est-ce qui rend les bonbons aussi appétissants ? Ce sont leurs goûts, leurs couleurs et leurs formes !
    Leurs saveurs sont dues à l'utilisation d'arômes très... artificiels. Y compris des goûts aussi spéciaux que pain d'épice, tarte au citron meringuée ou bubble-gum.
    Les couleurs, obtenues avec des colorants de synthèse, sont aussi hyper importantes.
    Le flashy est privilégié car il évoque le côté fun du bonbon. Ces colorants (comme la gélatine qui rend élastique) sont des additifs alimentaires. Leur utilisation est autorisée mais doit obligatoirement être mentionnée sur l'étiquette ! Les formes, elles, sont volontairement ludiques et invitent à jouer avec les bonbecs, à les étirer, à les dérouler...
  • L'innovation, c'est le nerf de la guerre commerciale! Dans les laboratoires des confiseries, le défi des chercheurs est de proposer sans cesse de nouveaux goûts, de nouvelles textures ou formes. Ces dernières années, sont nés des bonbons qui explosent dans la bouche, d'une acidité extrême ou au goût de plus en plus puissant. Sensations "fortes" garanties !
  • Parce qu'on consomme d'abord le bonbon avec les yeux, un énorme travail est réalisé sur le packaging du bonbon, son "enrobage". Eh oui, les paquets sont la première chose que l'on aperçoit dans le magasin et qui doivent déclencher l’envie d'acheter ! Là aussi, on opte plutôt pour des couleurs qui attirent l'œil. Des mascottes sont dessinées pour aider le consommateur à bien identifier le produit. Et, puisque l'on attache de l'importance au bonbon lui-même, une fenêtre translucide permet souvent de l'apercevoir à l'intérieur du sachet ! Rien n'est laissé au hasard.
  • Leur communication passe, par exemple, par le partenariat d'événements sportifs (Haribo® et le Tour de France) ou encore par le sponsoring d'émissions TV vues par les jeunes (Lutti et Soda). Les marques sont aussi très présentes sur les réseaux sociaux tels que Facebook. Normal, c’est le “média" le plus utilisé par leur cœur de cible ! Certaines stratégies de communication, plus osées, font parfois le buzz. Comme lorsque Carambar® a annoncé la fin de ses célèbres blagues. C’était en en fait... une blague, mais qui a permis de faire parler de la marque !

De la préhistoire à l'ère industrielle

Déjà à la préhistoire, les hommes mâchaient de la sève de conifères et fabriquaient des sucettes avec un bâton et du miel.
Aux environs de l'an mil, ce sont les Arabes qui ont inventé le caramel !
La confiserie a fait son apparition en France au temps des Croisades, au XIIe siècle, quand les Croisés ont ramené d’Orient cannes à sucre pâtes de fruits et autres fruits confits. Puis, au Moyen Âge, la confiserie est devenue un art d’apothicaire (les anciens pharmaciens) qui ont créé de multiples spécialités de friandises.
Le bonbon a commencé à se démocratiser au début du 19e siècle avec l’arrivée du sucre de betterave qui a remplacé la canne à sucre. Et ce n’est qu'au lendemain de la Seconde Guerre mondiale que la confiserie industrielle a réellement pris son essor !

On se couchera moins bête ce soir ! Comment le renard construit sa maison ?
Il creuse trois terriers sous la terre : un petit, très frais, pour passer l'été, un plus grand, pour s'abriter l'hiver, et un dernier où il place ses réserves de nourriture.