Imprimer
Catégorie : Non catégorisé
Affichages : 1216

Non au harcèlement !

Un(e) sur 10. C'est la proportion d'élèves qui affirment souffrir de harcèlement au collège.

La moitié d'entre eux avouent même subir une violence physique et/ou morale sévère à très sévère. Un chiffre énorme, et bien sûr inacceptable car, comme le disent deux de nos témoins, ils n'ont rien fait pour mériter un tel acharnement et celui-ci brise toute confiance en soi. Les conséquences peuvent être terribles : abandonnées à leur sort par les autres et emmurées dans le silence, certaines victimes développent un état dépressif pouvant aller jusqu'à la tentative de suicide. Alors, quand Tayssire demande si elle doit en parler aux profs, la réponse est évidemment "OUI'' !

Alerter !.

Premièrement, parce que la victime le fait rarement... même si elle le devrait ! En situation de faiblesse face à son (ou ses) agresseur(s), elle craint souvent que le harcèlement s'aggrave encore si elle dénonce elle-même sa situation. Deuxièmement, comme elle a probablement honte de s'être retrouvée dans cette spirale de l'humiliation, elle essaie de s'en sortir sans en parler à personne, pour sauver la face. Mais à moins que ses harceleurs trouvent une autre victime plus "amusante”, ça ne marche presque jamais... Bien sûr, on pourrait éviter le recours aux profs si les élèves s'élevaient collectivement contre ces pratiques.

Ne pas rester seul(e)

Le harcèlement, c'est une affaire d'isolement. Il n'existerait pas si les victimes étaient spontanément soutenues, si un "comité de vigilance" intervenait dès les premiers dérapages, si on “affichait" les meneurs qui lancent et entretiennent le mouvement. Tayssire ne doit pas être la seule à trouver de telles situations révoltantes. Mais parmi ceux qui réprouvent, la plupart au mieux ne disent rien (s'estimant heureux de ne pas avoir été eux-mêmes choisis pour cible) et au pire encouragent le harcèlement, voire y participent, pour s'attirer la sympathie des agresseurs. Donc la seule solution, oui, c’est d'alerter, en plus des parents, les adultes du collège (prof, CPE, principal, infirmier...). Pas seulement pour protéger la victime, d'ailleurs. Car sous leur carapace de "méchants", les harceleurs sont eux aussi "fragiles", cachant de gros problèmes d’estime de soi qu'ils essaient de "réparer" en dominant les autres.
Une sanction adaptée peut être l'occasion pour eux de comprendre leur comportement, de "travailler" sur leurs problèmes psychologiques, et de s'en sortir pour le bien de tout le monde. Alors face au harcèlement, on ne ferme surtout pas les yeux, on en parle !

Pour combattre le harcèlement :

Un numéro d'aide : 0808 807 010. Anonyme et gratuit, il permet de joindre un spécialiste qui saura te conseiller, du lundi au vendredi de 9 heures à 18 heures.