« ... Catherine, on l'aime bien !. Et surtout son célèbre chapeau !. Mais il est difficile de faire la part entre la vérité historique et la légende. ... »

Catherine

Depuis la réforme du calendrier liturgique en 1969, ce n'est plus Catherine d'Alexandrie qui est fêtée le 25 novembre, mais Catherine Labouré, une humble fille devenue religieuse. La Vierge lui apparut en 1830, rue du Bac, en plein cœur de Paris.

Princesse cherche prince charmant

Née à Alexandrie, en Égypte, à la fin du IIP siècle, Catherine appartient à la famille royale. Belle et intelligente, fort instruite, elle se convertit au catholicisme. Elle rêve alors d'épouser un prince charmant tout à son image, superbe et intelligent. Mais même pour une princesse, c'est difficile à trouver !

Une forte tête

Catherine décide alors de vouer sa vie à Dieu. L'empereur romain voit cela d'un très mauvais œil. Il lui ordonne de renier sa foi et de rendre un culte aux idoles du pays. Catherine refuse. Face à une armée de philosophes qui veulent lui prouver que son Dieu n'existe pas, elle a réponse à tout. L'empereur perd patience, et Catherine est condamnée à subir le martyre. Mais elle ne succombe ni au fouet plombé ni à la roue armée de pointes acérées qui doit déchirer son corps. Le 25 novembre, on finit par la décapiter.

Une patronne courtisée

Le culte de Catherine connaît une grande popularité. De nombreuses confréries la choisissent pour patronne : les artisans qui utilisent des machines à roue, comme les meuniers ou les potiers ; les barbiers, en souvenir des lames qui lui avaient coupé la tête ; les prisonniers, pour rappeler son long séjour au cachot.

Les Catherinettes

Mais celles qui se confient le plus à cette sainte, ce sont les jeunes filles en quête de mari ! « Ô sainte Catherine, l'invoquaient-elles, donne-nous l'homme qui nous conviendra. » Ce culte populaire se développe à partir du XVe siècle. Depuis, tous les 25 novembre, les jeunes filles qui n'ont pas de fiancé et qui ont eu ou auront vingt-cinq ans dans l'année « coiffent sainte Catherine » en couronnant sa statue.

La coiffe

Au XIXe siècle, à Paris principalement, le milieu de la haute couture s'empare du culte de sainte Catherine. Désormais, les catherinettes sont invitées à revêtir elles-mêmes la « coiffe de sainte Catherine ». Traditionnellement, elle se présente sous la forme d'un bonnet à rubans verts et jaunes Le jaune est la couleur du mariage qui tarde. Le vert symbolise l'espérance d'un mariage à venir, mais cette couleur est aussi synonyme de liberté. Aujourd'hui, coiffées de chapeaux de plus en plus extravagants, les catherinettes sont invitées le soir à un grand bal. Certains garçons en profitent alors pour les embrasser vingt-cinq fois !

On se couchera moins bête ce soir ! Comment le renard construit sa maison ?
Il creuse trois terriers sous la terre : un petit, très frais, pour passer l'été, un plus grand, pour s'abriter l'hiver, et un dernier où il place ses réserves de nourriture.