Pour Les juifs, L'automne est un vrai festival !. Quatre fêtes religieuses marquent cette saison.

Roch Hachana, le Nouvel An

L'année juive démarre en fanfare, non pas le 1er janvier mais le premier jour du mois de tichri, qui court sur les mois de septembre et d'octobre. Roch Hachana, c'est-à-dire le Nouvel An juif, rappelle le jour de la création du monde qui, selon la tradition juive, a eu lieu en 3751 avant Jésus Christ.

Un réveillon de fête

La veille de la fête, toute la famille se rend à la synagogue, recouverte de tentures blanches qui symbolisent la purification et l'innocence. De retour à la maison, le père récite une bénédiction sur le pain et le vin. Puis il distribue des tranches de pain que chacun trempe dans du miel. Ce geste signifie que l'on souhaite une année aussi douce que le miel. Au menu du repas qui suit, encore du miel, mais aussi des dattes, des pommes, une citrouille, du poisson ou de la tête de veau. La douce saveur de ces aliments augure une bonne année.

Yom Kippour, le Grand Pardon

Pour Les juifs, Yom Kippour, qui veut dire « Grand Pardon », est le jour Le pLus saint du calendrier. Dix jours séparent Roch Hachana et Yom Kippour, dix jours de pénitence qui commencent par un jeûne. C'est une manière de se tourner vers Dieu et de rappeler combien La vie de l'homme est brève. La veille de la fête, on sert un dîner copieux. Le jour de Yom Kippour, les fidèles s'habillent en blanc. À la synagogue, ils prient, se repentent pour le mal commis et promettent à Dieu de ne plus s'écarter du droit chemin.

Soukkôth, la fête des tentes

Quatre jours après le Yom Kippour, voici la fête de Soukkôth, c'est-à-dire la « fête des Tentes » ou encore la « fête des Cabanes ». Ce jour-là, dans son jardin, sur son balcon ou dans l'appartement, on construit une cabane, la soukka, décorée de riches tentures et de nombreux fruits. Cette coutume originale rappelle l'époque où les Hébreux ont erré dans le désert, quarante années durant, sans terre ni maison. Aujourd'hui, Soukkôth est l'occasion de faire exploser sa joie. La fête dure huit jours. Elle se termine dans la liesse, manifestée par des rondes chantées et dansées. Cette joie traduit le bonheur des juifs de posséder la Torah.

Le bouquet de soukkôth

Le premier jour de Soukkôth, on compose le loulav, un bouquet qui symbolise les différentes catégories de juifs. Le saule représente les mécréants; les feuilles de myrte, ceux qui connaissent la Torah; la branche de palmier, les juifs qui appliquent les commandements; et le cédrat, le juif idéal.

Hanoukka, la fête de la Lumière

Au début du mois de décembre, plus exactement dans la semaine qui s'étend du 25 kislev (novembre) au 3 teveth (décembre), les juifs célèbrent Hanoukka, la « fête de La Dédicace », appelée aussi « fête de La Lumière ». Hanoukka rappelle un événement important dans l'histoire du peuple juif. Deux siècles avant Jésus Christ, le juif Mattathias Maccabée, avec l'aide de ses cinq garçons et de sa sœur Judith, remporte une importante victoire sur le Syrien Antiochus Épiphane, qui voulait dominer Israël. Dans le grand Temple de Jérusalem, les fidèles victorieux ôtèrent tous les objets païens et voulurent rallumer les Lumières en l'honneur de Dieu. Mais ils ne trouvèrent qu'une toute petite lampe à huile, qui n'aurait dû brûler qu'un seul jour. Elle brûLa par miracle pendant huit jours, le temps qu'il fallait pour fabriquer une nouvelle réserve d'huile.

D'autres fêtes de la lumières : la Sainte-Lucie

Les juifs ne sont pas le seuls à fêter la lumière. La saison s'y prête et un peu partout, on observe de semblables coutumes. À la Sainte-Lucie, le 13 décembre, en Suède, on éclaire la maison en allumant de nombreuses bougies. Pourquoi Lucie ?. La sainte n'y est pour rien, si ce n'est son nom : Lucie vient du Latin Lux qui veut tout simplement dire « lumière »

Lyon, la ville-lumière

À Lyon, le 8 décembre, fête de l'Immaculée Conception de la Vierge, les habitants laissent brûler, sur les rebords de fenêtres, de petits lumignons multicolores. Cette tradition est née le 8 décembre 1852. Ce jour-là, une statue de la Vierge devait être inaugurée. Les Lyonnais avaient préparé la fête en illuminant les façades des maisons. Mais un violent orage survint, menaçant toute cette organisation. Par miracle, les pluies cessèrent juste à temps. Depuis lors, les Lyonnais ont pris l'habitude d'allumer des bougies en souvenir de cet événement. Cette fête connait aujourd'hui un grand succès, et les touristes se rendent nombreux pour admirer cette explosion de lumières dansantes.

Le chandelier à huit branches

Pour perpétuer ce souvenir, les juifs allument la 'hanouquia, le chandelier à huit branches. Le premier soir, on commence par la bougie de droite, le deuxième soir, on allume la deuxième bougie, et ainsi de suite. Quand vient le huitième et dernier soir, la joie éclate. On s'échange des cadeaux tandis que les enfants dégustent des laitages en hommage à la pureté de Judith et des pâtisseries à base d'huile en souvenir du miracle de la lampe à huile du Temple.

On se couchera moins bête ce soir ! Comment le renard construit sa maison ?
Il creuse trois terriers sous la terre : un petit, très frais, pour passer l'été, un plus grand, pour s'abriter l'hiver, et un dernier où il place ses réserves de nourriture.