Les démons de minuit

Pour marquer le passage vers la nouvelle année, les hommes ont pris l'habitude de réveillonner. Ce mot signifie « se livrer à de bruyants ébats. »
Le 31 décembre, au douzième coup de minuit, en avant les cotillons, les paillettes, les danses, les bouchons de champagne, les embrassades, les pétards, les klaxons et les cloches ! Pourquoi tant de bruit ? Certains pensent qu'à l'origine c'était pour chasser les démons.

La Saint-Sylvestre

Le 31 décembre, c'est aussi la Saint-Sylvestre. Qu'a donc fait ce Sylvestre pour être associé au passage à la nouvelle année? Oh! Pas grand-chose ! Simple coïncidence de calendrier ! Sylvestre Ier fut pape de 314 à 335. Il aida l'empereur Constantin à faire adopter la religion chrétienne dans tout l'empire romain. Homme de grande sagesse, il mourut un 31 décembre. En ce temps-là, c'était un jour comme les autres, qui ne correspondait pas encore à la veille d'une nouvelle année.

Vœux, baisers et bonnes résolutions

Le 31 décembre, on suspend un bouquet de gui au plafond d'une pièce. Et quand vient le douzième coup de minuit qui salue la nouvelle année, la tradition veut qu'on s'embrasse sous ce bouquet inhabituel. L'heure est également aux vœux et aux bonnes résolutions. Comme par enchantement, tout semble alors possible. L'année qui commence sera forcément meilleure que celle qui se termine !

Le gui porte-bonheur

Le gui est une plante parasite qui peut vivre quarante ans sur un arbre. En hiver, il reste vert, alors que l'arbre semble mort, sans feuilles. Pour les Gaulois, le gui du chêne était sacré. Au sixième jour de la Lune qui succède au solstice d'hiver, c'est-à-dire autour du 31 décembre, ils organisaient une grande fête du gui. Les druides le coupaient avec un serpe d'or en prononçant une formule incantatoire : « O ghel an heu ! », que le blé lève !. Ils espéraient ainsi rendre la terre féconde. Cette expression s'est transformée au cours des âges pour devenir aujourd'hui « Au gui l'an neuf ! ». Merci Panoramix !.

On se couchera moins bête ce soir ! Comment le renard construit sa maison ?
Il creuse trois terriers sous la terre : un petit, très frais, pour passer l'été, un plus grand, pour s'abriter l'hiver, et un dernier où il place ses réserves de nourriture.