Les robots
Depuis toujours, les hommes ont fabriqué et utilisé des outils ou des machines. Récemment, des machines perfectionnées, appelées « robots », ont fait leur apparition. On les trouve partout, dans les maisons, les usines, les hôpitaux, les écoles, et elles sont de plus en plus nombreuses. Comme leur nom l'indique (le mot « robot » vient du tchèque robota, qui signifie « travail forcé »), les robots ont d'abord été conçus pour effectuer des travaux pénibles. On a ensuite étendu leur utilisation à l'ensemble du monde du travail, et même aux loisirs et aux jeux. Les robots sont capables d'exécuter de multiples tâches, mais aucun d'eux ne sait tout faire. En fonction du travail à accomplir, ils sont donc tous différents, et ont des tailles et des formes variées. Dans leur étrange famille, certains sont des bras de métal géants, tandis que d'autres ressemblent à des boîtes minuscules, à des animaux, à des hommes ou à rien de connu ! Alors à quoi reconnaît-on les robots ? Comment fonctionnent-ils ? Peut-on tout leur demander ?

Les ancêtres des robots étaient les automates. Faits de métal ou de bois, remplis de rouages compliqués, ces objets mécaniques étaient programmés par des hommes ingénieux pour jouer de la musique, danser, imiter le chant d’un oiseau ou annoncer le passage des heures. Les automates reproduisaient toujours les mêmes actions et ne savaient rien faire d’autre que ce qui était prévu par l’ingénieur. C’est l’arrivée de l’informatique qui les a transformés et qui a donné naissance à de nouvelles machines : les robots.

Où travaille le robot ?
Dedans, dehors, à la maison, dans les usines et même à l’intérieur du corps humain... les robots travaillent partout ! A eux de s’adapter à l’espace où ils évoluent. A l’intérieur d’une maison, ils auront autour d’eux des meubles, des murs, des objets, des personnes ou des animaux. Ils devront donc changer leur façon de réaliser leur tâche en fonction de tout ce qui les environne ; par exemple, éviter les obstacles pour ne pas les renverser et risquer de tomber, et se déplacer sans blesser les hommes ou les animaux 

Quel est le travail du robot ?
Le robot peut effectuer des tâches très variées et très compliquées. Comment y parvient-il ?
Il possède un programme informatique, c’est-à-dire une liste de commandes organisées pour qu’il accomplisse sa tâche. Grâce à ce programme, il est capable d’enchaîner un grand nombre d’actions simples.
Par exemple, un robot qui doit servir à boire va prendre la commande, puis identifier les verres et les boissons disponibles. Il va ensuite chercher un plateau, disposer les verres sur ce plateau, les remplir et les porter aux clients.

Le secret du robot ? L'ordinateur !
Le robot réussit sa mission car son ordinateur lui permet de s’adapter à ce qui est autour de lui. En effet, cet ordinateur est capable de comprendre le programme que l’informaticien a écrit. Par exemple, si le robot est serveur dans un café, l’informaticien a enregistré dans la mémoire de l’ordinateur la taille et la forme des différents objets du café, comme les tasses et les verres. Quand le robot prend la commande du client, l’ordinateur analyse ces informations et les compare avec celles qu’il possède dans sa mémoire. C’est ainsi qu’il saura s’il a besoin d’une tasse ou d’un verre pour servir ce client.

Parmi les principaux sens que possède l’homme, la vue est essentielle, Voir les formes, les mouvements, les reliefs, les couleurs est indispensable pour se déplacer, saisir des objets, se repérer, lire ou apprendre. Si on veut qu’un robot soit aussi performant et même meilleur qu’un homme, il faut qu’il puisse « voir » le monde qui l’entoure. Pour prendre un verre sur une table, par exemple, le robot doit pouvoir s’approcher en évaluant sans cesse la distance à laquelle se trouvent la table et le verre. Il pourra alors saisir délicatement ce dernier grâce à une bonne « vision » de son volume.

Voir et reconnaître
De nombreux robots sont équipés de caméras très précises, ou caméras haute définition. Ces capteurs de vision servent à voir précisément un objet, à identifier sa forme, sa matière, et à déceler ses mouvements. Avec de telles caméras, ces robots sont même capables de mémoriser les visages et de reconnaître les personnes qui les entourent. Ils peuvent appeler ces personnes par leur nom et agir différemment en fonction de celles qui se trouvent en face d’eux. 

Voir différemment
La caméra infrarouge est un autre capteur de vision. Avec elle, le robot distingue un être vivant d’un objet grâce à la chaleur qu’il dégage.
De cette façon, le robot identifie une personne vivante ou un animal, même dans le noir complet !
Très pratique pour remplir une mission de surveillance ! Les intrus sont ainsi détectés par des robots au sol ou par des drones, petits avions robotisés sans pilote. Des robots équipés d’une caméra infrarouge sont utilisés pour rechercher des survivants dans des bâtiments écroulés, après une explosion ou un tremblement de terre.

Savoir où il se trouve
Les caméras haute définition ou infrarouge ne sont pas toujours suffisantes pour évaluer précisément les distances. Pour qu’un robot connaisse sa position exacte dans une pièce, par exemple, il possède aussi des émetteurs laser ou des émetteurs à ultrasons.
En se réfléchissant sur les objets de la pièce, la lumière laser ou les ultrasons permettent au robot de mesurer en permanence la distance qui le sépare des objets. Il est alors capable de se déplacer rapidement sans danger.

Même quand l’homme a une très bonne vue, elle ne suffit pas toujours pour identifier à coup sûr un objet. Les apparences sont parfois trompeuses ! Comment distinguer un fruit bon à manger d’un fruit trop mûr ? Il faut le sentir. Ou un plastique d’un métal ? Il faut le toucher. Et comment éviter un danger, une voiture qui s’approche, quand on ne la voit pas encore ? Dans ce cas, c’est le sens de l’ouïe qui est précieux. Alors, pour travailler avec les hommes ou dans les mêmes lieux, les robots doivent eux aussi « sentir » et « écouter » le monde qui les entoure.

Touché !
Grâce à des capteurs de contact, le robot sent quand une partie de son corps touche un objet ou lorsqu’une personne le touche. Il peut ainsi se tourner vers elle, ou bien éviter un danger, ou encore manipuler des objets avec plus de précision. Il est aussi capable de sentir la position de son corps grâce à des capteurs qui mesurent ses articulations.
Enfin, des capteurs d’effort lui permettent de sentir la force qu’il exerce pour prendre appui sur le sol et se déplacer, ou pour manipuler un objet. Il peut ainsi serrer la main d’un homme... sans l’écraser !

Reçu 5 sur 5 !
Les robots équipés de micros captent les bruits autour d’eux. Ils tournent la tête quand on les appelle et comprennent ce qu’on leur dit. La plupart d’entre eux peuvent parler, grâce à des boîtes vocales, des appareils qui imitent la voix humaine. Ces robots sont même capables de comprendre une phrase ou une question prononcée par un jeune enfant. Certains robots parlent plusieurs langues.
Ils sont maintenant utilisés pour enseigner les langues dans des collèges de Corée du Sud.

Ça pue !
Les robots ne bénéficient pas encore d’un odorat très performant. Les chercheurs ont équipé certains d'entre eux de nez artificiels, capables de détecter quelques odeurs particulières. Mais les robots ne reconnaissent que celles qu’on leur a mises en mémoire, comme celles d’explosifs, de drogues ou d’aliments avariés. Ils sont alors capables d’alerter aussitôt les secours et de déclencher une alarme.

Certains robots peuvent faire leur travail en restant fixés sur un socle, comme les bras robotisés qui construisent les voitures dans les usines. D’autres, au contraire, ont des missions qui les obligent à se déplacer. Ils doivent par exemple porter du matériel, surveiller des locaux ou aider un homme dans son travail. Pendant leurs déplacements, les robots ont besoin de se repérer en permanence par rapport à ce qui les entoure : les roboticiens disent qu’ils « naviguent ». Comme ils travaillent souvent dans les mêmes lieux que les hommes, ils doivent éviter de nombreux pièges : murs, portes, escaliers...

Allez, roulez !
Les robots à roues sont les plus simples à fabriquer. Un moteur électrique est relié aux roues à l’aide d’engrenages ou de courroies. Les roues qui font avancer s’appellent les « roues motrices » ; les autres servent à rendre le véhicule plus stable, pour qu’il ne se renverse pas. Les voitures ont quatre roues, avec le plus souvent deux roues motrices. Les robots à deux roues motrices sont eux aussi les plus fréquents, mais certains en ont trois, quatre, ou même six. Dotés d’amortisseurs, ces robots peuvent rouler n’importe où, même sur des terrains difficiles.

Patte après patte...
Les animaux terrestres se déplacent en général sur leurs pattes. Mais avancer sur deux pattes, comme l'homme, signifie qu’il faut se tenir souvent en équilibre sur une seule. Délicat à mettre au point sur un robot ! Aussi, la plupart des robots à pattes en ont six, comme les insectes. Les pattes sont cependant difficiles à contrôler et, lorsqu’elles ont des articulations, coordonner leurs mouvements est un vrai casse-tête. Mais l’avantage est que leur déplacement est très rapide, comme celui des cafards, et même si une ou plusieurs pattes se cassent, le robot peut encore avancer.

Dans l'eau ou dans l'air
Pour se déplacer dans l’eau, les robots imitent la nage des poissons et sont recouverts d’une peau sur laquelle l’eau glisse facilement. Comme toutes les machines électroniques, ils doivent bien sûr être parfaitement imperméables à l’eau. Dans l’air, d’autres robots, les drones, sont des petits avions sans pilote, équipés de moteurs. Certains battent des ailes, comme les oiseaux. Ils sont légers pour voler vite et loin. Tous ces robots peuvent réaliser des tâches dans des régions dangereuses ou inaccessibles.

Pour programmer les robots, les ordinateurs sont indispensables.
Mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, les robots ne sont pas seulement des ordinateurs ! Ils ont aussi un corps de métal et de plastique capable d’agir sur tout ce qui est autour d’eux. Ils se déplacent, ils portent, ils percent, ils soudent, ils peignent et ils peuvent effectuer quantité de gestes différents grâce à une mécanique complexe de moteurs, de fils et de tuyaux. Alors, si ça ronronne, si ça siffle ou si ça couine, une chose est sûre, c’est que les robots passent à l’action !

Un actionneur, des actionneurs
Chaque actionneur permet au robot de réaliser un mouvement simple, comme lever un bras. Si un robot doit enchaîner plusieurs tâches complexes comme marcher, lever un bras et pivoter, il a besoin de nombreux actionneurs. Certains sont des moteurs électriques produisant des mouvements précis mais pas très puissants. D’autres imitent les mouvements des muscles humains en utilisant des pistons : si on les installe sur des bras géants, ils sont capables de soulever des charges très lourdes.

Les actionneurs du futur
Récemment, des chercheurs ont découvert des matériaux tout à fait étonnants, capables de changer de forme quand on y fait passer un courant électrique. Les roboticiens essaient d’utiliser ces matériaux pour construire des muscles artificiels, qui pourraient alors se contracter avec beaucoup de force. Avec des actionneurs fabriqués dans ces nouveaux matériaux, les roboticiens espèrent que les robots feront des mouvements plus souples

Indispensable électricité !
Pour se mettre en mouvement, les actionneurs des robots ont tous besoin d’énergie électrique. Ils sont parfois branchés directement sur le courant, mais ils fonctionnent souvent grâce à des batteries rechargeables. La plupart des robots ne marchent alors que quelques heures. Quand ils sont envoyés dans l’espace ou sous la mer, ils ont besoin d’une plus grande réserve d’énergie pour travailler loin de leur base. Leurs batteries électriques sont alors rechargées par des panneaux solaires, ou même remplacées par des petites piles atomiques.

Beaucoup de roboticiens travaillent sur les robots qui imitent l’homme. Pourtant, c’est difficile de faire marcher des robots sur des jambes et de les équiper de bras mobiles. C’est aussi très compliqué de leur donner la vue, l’ouïe, le toucher, d’y ajouter la parole et, surtout, une bonne éducation. Ensuite, il faut apprendre aux robots à se déplacer sans danger au milieu des hommes, à collaborer avec eux sans les inquiéter. Ce long apprentissage est indispensable pour que les robots s’adaptent à l’homme et à son environnement.
Plus ils se comporteront comme l’homme, plus ils seront acceptés par lui.

Même pas peur !
Les robots humanoïdes ne doivent pas être dangereux et ne doivent pas faire peur. Les hommes sont plus à l’aise lorsque les robots ont une allure amicale, avec un visage plutôt régulier. Mais les robots ne doivent pas être trop ressemblants à l’homme, pour qu’on puisse facilement comprendre que ce sont des machines. Leurs mouvements ne doivent pas être brusques, pour ne pas surprendre l’homme. Les êtres humains sont aussi plus rassurés lorsque la taille du robot est inférieure à celle d’un adulte.

De grands bavards !
La plupart des robots humanoïdes sont dotés de la parole. Certains, très perfectionnés, peuvent comprendre et parler une ou plusieurs langues. De plus, pour mieux communiquer, on leur a appris à se tourner vers leur interlocuteur et à hocher la tête pour montrer qu’ils sont attentifs et qu’ils comprennent ce qu’on leur dit. Ces robots ont souvent un visage capable d’exprimer des sentiments simples, comme la surprise, le plaisir ou le désaccord. C’est le mélange de leurs paroles et de leur langage corporel qui rend ces robots humanoïdes si proches des humains.

Robot, mon frère !
Pour que les robots humanoïdes travaillent avec le même matériel que les hommes, il est plus pratique que leur corps ait la même forme que celui de l’être humain. S’ils ont la même taille qu’eux, ils accompliront des gestes identiques en utilisant les mêmes outils. Mais commander les mouvements d’un robot humanoïde ayant la taille et le poids d’un homme adulte est beaucoup plus difficile que commander un petit robot. Pour conduire un camion, par exemple, ils doivent doser leur force pour ouvrir une portière, s’asseoir ou prendre le volant.

Dans l’industrie, on fabrique le même objet, des voitures par exemple, en plusieurs millions d’exemplaires. Pas étonnant que l’on y utilise des robots depuis plus de cinquante ans, car ils reproduisent exactement les mêmes gestes des milliers de fois, sans se fatiguer. Ces robots n’ont rien d’humanoïde. Ils sont conçus pour effectuer toutes sortes de tâches répétitives, pénibles ou dangereuses. Leur avantage est qu’ils travaillent aussi bien, ou même parfois mieux, que les hommes, et surtout plus vite. Ce sont les gestes qu’ils doivent accomplir qui déterminent leur taille et leur apparence.

Industrie lourde, robots lourds
La fabrication des automobiles fait intervenir des centaines de robots, depuis la carrosserie jusqu’à la finition. Chacun assure une petite partie de la manipulation, avant que le suivant intervienne. Parfois, ils travaillent ensemble, sans se heurter : un premier robot présente les pièces et un deuxième les soude au fur et à mesure.
La chaîne de montage ne s’arrête jamais. Les robots sont insensibles au bruit, à la chaleur, aux vapeurs de peinture et aux mauvaises odeurs. Les hommes n’interviennent que pour les entretenir ou les réparer.

Attention, fragile !
Quand des milliers d’objets ont besoin d’être déplacés, empilés dans des cartons ou stockés sur des palettes, l’homme fait de plus en plus appel aux robots : ils sont adaptés à ce travail, qui demande des gestes précis et réguliers, pendant de longues heures. Pour emballer des aliments ou des produits de beauté, des robots minutieux reproduisent des milliers de fois le même geste, sans fatigue et avec une précision que l’homme aurait du mal à atteindre. Ils sont si délicats qu’on leur confie la manipulation de fruits fragiles pour les ranger dans des cagettes.

Robots à tout faire
Les robots trouvent leur place dans tous les domaines. Dans l’agriculture, on les utilise pour arroser, traire les vaches, planter le riz ou ramasser les melons. Des robots surveillent les installations pétrolières sous-marines. Partout en mer, ils inspectent les coques des bateaux pour détecter celles qui sont en mauvais état et qui risquent de provoquer des marées noires catastrophiques.
Dans l’industrie pharmaceutique, les robots améliorent la sécurité des médicaments en réduisant les risques de contamination par des microbes, ainsi que les erreurs humaines.

L'homme veut toujours aller plus loin, plus haut, plus vite... Sur sa planète, la Terre, il a traversé les pôles glacés et les déserts arides. Il est descendu dans des grottes, des fosses sous-marines, et s’est approché des volcans. Il s’est même posé sur la Lune, après sept jours de voyage périlleux. Il rêve maintenant d’explorer la planète Mars, mais c’est très loin ! Le trajet prend dix-huit mois aller et retour ! Comment emporter assez de réserves d’air, de nourriture, d’eau ? Impossible ! Seule solution : faire appel à des machines, les robots.

Le robot n'est pas vivant
Même s’il ressemble beaucoup à l’homme, il ne faut pas oublier que le robot n’est qu’une machine. Il n’a pas besoin de chaleur, d’eau, d’oxygène ou de nourriture.
Il peut résister à des conditions de vie insupportables pour l’homme. Il n’a besoin que d’une source d’énergie. Indifférent au temps qui passe et aux multiples dangers d’un long voyage, il peut rester des années dans un vaisseau spatial et se mettre en route à l’arrivée pour analyser des roches ou faire des photos. Grâce aux sondes spatiales robotisées, l’homme a pu atteindre les limites du Système solaire sans y être allé lui-même !

Le robot n'est pas éternel
Comme toutes les machines, le robot tombe parfois en panne. Côté mécanique, les moteurs peuvent se gripper, les poulies se coincer, les axes se tordre ou se casser. Côté électronique, le robot est sensible aux températures extrêmes. Les soudures s’abîment, elles deviennent cassantes si la température est trop basse et elles fondent si elle est trop haute.
Des gaz acides, des fumées toxiques perturbent son fonctionnement. Enfin, comme tous les objets faits de métal et de plastique, les robots craignent les chutes et les chocs violents.

Le robot a des limites
Sous la mer, l’obscurité, le froid, les fortes pressions et les courants marins sont hostiles à l’homme, même s’il est bien équipé. Près de la surface, les robots peuvent facilement suivre les baleines et étudier les coraux. Au fond des océans, ils explorent des volcans ou des épaves de bateau, comme celle du paquebot Titanic. Certains prospectent le sol marin à la recherche de minerai. Mais descendre dans des fosses profondes de plus de dix kilomètres, comme celle des Mariannes, est si difficile et si dangereux que les robots ne savent pas y aller seuls ; ils sont donc télécommandés depuis des bateaux.

L’homme fait confiance aux robots pour fabriquer des voitures ou explorer des planètes. Si une voiture a un petit défaut ou si une sonde spatiale manque sa cible, c’est ennuyeux, mais pas dramatique ! Quand il s’agit de sa santé, l’homme est naturellement beaucoup plus réticent à laisser une machine intervenir à sa place, car c’est sa vie qui est en cause. Pourtant, il a installé de nombreux robots dans les hôpitaux. Actuellement, les robots chirurgiens, par exemple, forment avec le chirurgien humain une équipe forte qui réunit leurs multiples compétences.

Assistants précis et précieux
Les robots chirurgiens interviennent surtout dans les opérations du cœur et de la hanche. Leurs instruments miniatures, manipulés avec des gestes très précis, réalisent des incisions plus petites que celles des chirurgiens. Il y a donc moins de douleur et moins de complications pour le patient après l’opération. Ces robots sont très perfectionnés, mais ils restent sous le contrôle absolu du chirurgien. Assis confortablement devant les commandes, celui-ci se fatigue moins, surtout lors d’opérations très longues. Des opérations délicates ont ainsi été réussies par des robots pilotés par des chirurgiens qui se trouvaient à des milliers de kilomètres du patient.

Assistants sans limites ?
L’habileté des robots et de leurs micro-instruments ne semble pas avoir de limites. Certaines opérations du cerveau ou de la main étaient autrefois impossibles. Aujourd’hui, elles sont pratiquées grâce à la microchirurgie robotisée. L’assistance des robots ne s’arrête pas à la porte du bloc opératoire. D’autres systèmes robotisés prennent le relais auprès des patients pour les aider dans leur rééducation physique : ils les guident dans leurs exercices pour retrouver l’usage des jambes ou des mains après une opération.

Assistants câlins
Pour de nombreux patients, surtout pour les enfants et les personnes âgées, être à l’hôpital est très stressant. On a conçu des robots qui soignent les malades par leur présence. Attentifs et affectueux, ils deviennent vite des amis précieux. Certains, comme le Parorobot, imitent un bébé phoque, animal connu pour être doux et gentil. Fourrure, forme, poids, chaleur et mouvements du robot sont identiques à ceux de l’animal. Calme, il dort la nuit et réagit aux caresses en montrant son plaisir par de petits cris.

Robot ou pas robot ? Dans la cuisine, on appelle robots les machines qui râpent les carottes. En fait, ces outils, sans capteurs ni ordinateurs, ne sont que des appareils ménagers. On commence à voir de vrais robots dans les maisons pour rendre des services, mais ils sont encore peu nombreux. Quand les premiers d’entre eux sont apparus, la plupart des récits de science-fiction prédisaient l’arrivée massive de robots dans la vie quotidienne ! Pourtant, le robot humanoïde, bien à l’aise sur ses deux jambes, capable de faire le ménage, de surveiller la maison et de distraire les enfants n’est pas encore arrivé jusque chez nous. Demain, peut-être ?

Faut que ça brille !
Plus performants que les appareils ménagers, les robots domestiques font à notre place des travaux pénibles et répétitifs. Les uns font le ménage dans la maison, nettoient la piscine, tondent l’herbe, lavent le sol ou les vitres. D’autres surveillent la maison en l’absence de ses habitants. Mobiles et autonomes, ils sont souvent plus petits et moins bruyants que les appareils ménagers. On les laisse circuler seuls partout, car ils ne présentent aucun danger pour les jeunes enfants ou les animaux domestiques.

Apprendre et jouer
Dans le monde entier, des milliers d’écoliers construisent en groupe des robots en utilisant des kits, comme le kit Mindstorms de Lego. Ils se forment à la robotique, à la mécanique et à l’informatique avec l’aide de leurs professeurs. Les élèves et leurs enseignants présentent ensuite leurs réalisations lors de nombreux concours. Ces manifestations réunissent de plus en plus de participants. La RoboCup Junior, par exemple, est une compétition internationale qui comprend trois épreuves : danse, football ou secourisme. Elle rassemble trois cents équipes de jeunes venus de trente pays différents.

J'sais pas quoi faire...
Avec l’arrivée des jouets robots, nounours et consoles de jeux vidéo vont peut-être se retrouver relégués dans le coffre à jouets.
Ces nouveaux venus sont vraiment étonnants ! Les chiens robots, comme Genibo, savent tout faire, ou presque ! Ils chantent, dansent, prennent des photos, les envoient, enregistrent des vidéos. Ils sont très affectueux et joueurs.
On peut les éduquer, et tout le monde s’y attache... Gros inconvénient : ces robots coûtent très cher ! Mais d’autres jouets robotisés plus simples, donc beaucoup moins chers, racontent des blagues, simulent des danses ou des combats, ou jouent de la musique.

En quelques dizaines d’années, l’ordinateur personnel et Internet ont bouleversé la manière de s’informer, d’apprendre et de communiquer avec les autres. Ces nouveaux outils, utilisés au départ dans le monde du travail, sont entrés dans tous les foyers, si bien que les jeunes enfants et les seniors s’initient eux aussi au maniement de la souris ! De la même façon, la robotique, qui existe depuis plus de cinquante ans dans les usines, n’entre que depuis peu de temps et très timidement dans les maisons pour... faire le ménage !
Pour qu’elle révolutionne vraiment notre vie, il faudrait que des robots soient en permanence présents autour de nous.

La robotique, une industrie ?
Pour que la robotique se développe, il faut qu’elle devienne une industrie de masse, comme l’automobile ou l’informatique, et que des usines produisent des millions de robots à un prix raisonnable. Une des solutions pour y arriver est de miniaturiser certains robots. Plus petits, ils coûtent moins cher. Si ces robots se connectent entre eux, ils peuvent travailler ensemble en essaims et sont capables d’appeler d’autres robots à la rescousse pour accomplir une tâche commune.

La robotique indispensable
Les robots sont déjà très précieux pour les personnes handicapées.
Les prothèses et les aides au déplacement font l’objet de nombreuses recherches. Dans le domaine de la sécurité, les robots s’imposent dans les avions. Plus petits, plus légers, donc plus économes en énergie, ils coûtent moins cher que les autres systèmes. Sur les voitures haut de gamme, des robots aident au stationnement. L’assistance à la conduite et les dispositifs anti-collision seront bientôt entièrement robotisés.
Le robot arrêtera la voiture en cas de danger et pourra même remplacer le conducteur sur l’autoroute.

La robotique pour tous ?
La révolution de la robotique viendra des enfants ! La preuve ? C’est pour eux que des industriels sont en train d’inventer le robot personnel du futur. Ce n’est pas facile, car il faut qu’il ne soit pas dangereux, pas trop cher, et surtout qu’il réponde aux demandes multiples de leurs utilisateurs.
Ce robot idéal serait alors à la fois une super console de jeu, un ordinateur personnel et un outil de communication plus performant que le téléphone et Internet réunis. Ce compagnon de jeu et d’apprentissage entrera peut-être bientôt dans toute la société.
Mais quelle place va-t-on lui faire ? La réponse dans les années à venir...

On se couchera moins bête ce soir ! Comment le renard construit sa maison ?
Il creuse trois terriers sous la terre : un petit, très frais, pour passer l'été, un plus grand, pour s'abriter l'hiver, et un dernier où il place ses réserves de nourriture.