Sur les réseaux sociaux, l’info circule très vite. Si vite que les faits ne sont pas toujours vérifiés. D'où la nécessité d'apprendre à distinguer le vrai du faux. Pour devenir un(e) internaute averti(e) et vigilant(e).

Je like l'info pas l'intox

Décrypte les photos

Attention ! Toutes les images et leurs légendes ne sont pas toujours vérifiées. Exemple : après les attentats du 13 novembre 2015, une photo a beaucoup tourné sur Twitter et Facebook. Elle était censée avoir été prise lors du concert des Eagles of Death Métal au Bataclan, juste avant la fusillade. Problème : elle avait été faite à Berlin (Allemagne) et postée la veille de l'attentat par le groupe! Ici, la méprise n'est pas grave mais elle déforme la vérité.

À toi d’enquêter

  • Zoome sur une photo qui te paraît étrange : si un élément est plus net que le reste, c'est qu’il a été rajouté à l'aide d'un logiciel de retouche.
  • Ne crois pas toujours le titre ou la légende d'une image. En chargeant une photo sur Google Images, tu découvriras tous les sites où elle a été postée auparavant. En remontant jusqu'à sa première publication, tu vérifies ainsi son contexte et sa légende originale.
  • Renseigne-toi. Sans forcément douter de toutes les photos que tu vois, pose-toi des questions. Exemple : le sigle de cette voiture de police est-il bien français? Une recherche rapide peut suffire à éclaircir le mystère.

Trouve la source

Les réseaux sociaux nous poussent à penser que nous sommes tous bien placés pour fournir des informations. Si tu aperçois un cambriolage dans la boulangerie en bas de ta rue, tu auras comme réflexe de twitter. C’est pratique mais... Une info "digne" d'intérêt doit concerner plusieurs personnes, apporter quelque chose de neuf et, surtout, être sûre et vérifiée par des journalistes ou spécialistes de la question.

À toi d’enquêter

  • Remonte le fil. Ce n'est pas parce qu'une info est partout sur Facebook ou Twitter qu’elle est vraie : sur le Net, n'importe quelle nouvelle circule. Cherche la source "ultime" de l'info pour en avoir le cœur net.
  • Multiplie tes sources. Suis l'actu sur des sites d'infos reconnus de journaux [Le Monde, Libération] ou de radio (France info, Le Mouv...). Tu auras des faits “objectifs", vérifiés. Confronte-les à ce que tu as lu sur les réseaux sociaux.
  • En France, deux journaux ont une rubrique dédiée de fact-checking : "Les décodeurs" du Monde et "Désintox" de Libération. Ils passent au peigne fin l'actualité et démontent les rumeurs et fausses infos.

Ne te fais pas piéger

Certains sites manipulent volontairement l'opinion des gens en répandant de fausses informations. Certains en jouent, comme le journal parodique Le Gorafi, piégeant parfois les moins vigilants.

À toi d’enquêter

  • N'alimente pas la rumeur: si une info te paraît fausse, ignore-la, tout simplement.
  • Des canulars [hoax, en anglais) reviennent en boucle. Va faire un tour sur www.hoaxbuster.com pour les démasquer.

Le poids du virtuel

Super moyen de rester en contact entre amis, les réseaux sociaux sont aussi de redoutables armes. Autant les utiliser sereinement.

Ce que la loi t'interdit

Certains l’oublient un peu vite : Facebook, Twitter ou Instagram sont des "lieux publics”. Tout ce que tu y postes peut être retenu contre toi si tu vas trop loin et enfreins la loi.

  • Aucune photo ne peut être publiée sans l’accord de l’intéressé(e). Sinon il s’agit d’une violation du droit à l’image passible de sanctions. Pas question d’afficher ton prof en douce sur Instagram !
  • Les propos racistes et injurieux, ainsi que la diffamation, sont des infractions. Si tu en publies et que la personne visée porte plainte, tu risques au minimum un rappel à la loi et une amende.

Ce qui fait mal

  • "Le commentaire désagréable posté sur notre chaîne YouTube : « C'est de la chiasse en spray», racontent les L.E.J., nous a fait rire, même si c'est dur." Révélé grâce aux réseaux sociaux, le trio sait bien le mal provoqué par les remarques violentes. "Lorsque trois mecs débattent pour savoir qui de nous trois est la plus grosse, difficile de ne pas prendre les choses à cœur, grimacent-elles. Certains ne se rendent pas compte qu’ils parlent de vraies personnes. Ça nous est arrivé d’être démoralisées plusieurs jours après un commentaire violent." 
  • Eh oui, ce n’est pas parce que ce n’est pas interdit par la loi que tu peux tout dire sur Instagram, YouTube ou Facebook. Tu as le droit de ne pas être d’accord ou d’être en colère, mais pas celui d’être impoli, d’insulter ou de te moquer gratuitement. 
  • La règle est simple : ne dis rien sur les réseaux sociaux que tu n’oserais pas dire à la personne pour devrai. Tu verras, ça aide !

Le sais-tu ?
L'anonymat complet n'existe pas. La police peut sans problème remonter jusqu'à l'adresse de celui ou celle qui paie ton abonnement Internet.

Protège-toi

  • Le cyberharcèlement, c’est le côté obscur de tout réseau social. Il prend la forme d’une rumeur propagée contre quelqu’un, d’un groupe ou d’une page créée à rencontre d'une personne, de messages menaçants ou de photos humiliantes publiées sans consentement. Cela vient de trolls mais aussi de l’entourage direct de la victime, des camarades de classe ou un(e) ex-petit(e) ami(e).
  • Si tu en es victime, ne réponds pas à tes harceleurs. Bloque-leur l’accès à tes publications et signale-les au réseau social pour non-respect de la charte. Fais une capture d’écran des photos et propos afin de conserver des preuves car tu peux porter plainte. Elles serviront à prouver qui t’agresse et comment. Le cyberharcèlement n’est pas plus normal que celui qui a cours au collège : n’hésite pas à en parler à tes parents ou à demander conseil sur Netecoute.fr.
  • Si tu en es témoin, ne propage pas les photos ou propos, même pour les
    dénoncer. En revanche, réalise des captures d’écran pour les transmettre à la victime, ça lui sera utile. D’après un rapport européen de 2013, plus de la moitié des victimes de harcèlement en ligne dit qu’elle n’a reçu aucun soutien. A toi de changer les choses !

Les règles de base pour une bonne utilisation des réseaux sociaux

" ... On y construit son identité sur un réseau social. ... "

  • Règle bien tes paramètres de confidentialité. Sur Facebook, n'autorise l'accès à tes publications qu'à tes amis. Sur Instagram, règle ton profil sur "privé".
  • Coche toutes les options qui permettent de savoir quand tu as été taggué(e) : tu pourras contrôler ce qui a été publié à ton propos. Tu as le droit de ne pas vouloir apparaître sur le compte de quelqu'un !
  • Ne donne ton contact sur Snapchat qu'aux personnes que tu connais IRL et en lesquelles tu as confiance.
  • Rien n'est oublié ! Tu dois le savoir, même si elles "s'autodétruisent" au bout de 10 secondes, toutes les images postées sur Snapchat sont conservées dans des serveurs. Et tout le monde peut faire une capture d'écran en 10 secondes.
  • Pose-toi la question chaque fois: que publies-tu et à qui l’adresses-tu

Commentaires   

0 #5 Cléa 15-07-2016 07:38
Sur Snapchat, un homme m'envoyait des photos de son sexe, et ce en m'invitant à le rejoindre. Au bout d'une semaine, je l'ai bloqué et signalé
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0 #4 Arthur 15-07-2016 07:37
Une fille de la classe a posté une photo dégradante d'une autre élève sur Instagram. La mère de la victime a porté plainte contre la propriétaire du compte. Et tous ceux qui avaient Instagram et qui n'ont rien dit ont eu une heure de colle
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0 #3 Lou 15-07-2016 07:34
Sur Snapchat, je n'ai accès qu'aux photos/vidéos de mes amis et eux seuls peuvent voir les miennes.
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0 #2 Lison 15-07-2016 07:20
Je n'ai jamais été piégée sur le Net car je vérifie toujours ce que je lis auprès de mes parents ou de sources sûres, comme le journal
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0 #1 Jules 15-07-2016 07:18
Lors d'événements importants, beaucoup de données contradictoires circulent.
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On se couchera moins bête ce soir ! Comment s'appellent les dieux hindous ?
Les hindous croient qu’il n’y a qu’un seul dieu qu’ils nomment Brahman.
Les autres dieux hindous ne sont que des facettes différentes de Brahman et ils sont nombreux. Parmi eux, les trois principaux sont Brahmâ le créateur, Vishnu le dieu de la paix et Shiva le dieu de la destruction et du renouveau. Mais Vishnu, par exemple, a pris plusieurs formes pour venir sur terre et y ramener l’ordre. La plus connue de ces formes est Krishna. Et il existe encore d’autres dieux, visages du Brahman. Le plus populaire d’entre eux est très certainement Ganesh, le dieu éléphant. Ganesh est un protecteur qui éloigne les obstacles. Les hindous l’invoquent à chaque moment important de leur vie quotidienne.