En France, toute femme, quelle que soit sa nationalité ou son statut, qu'elle soit mineure ou non, qu'elle ait l'autorisation parentale ou non, a le droit d'interrompre sa grossesse, si elle le souhaite.

IVG (Interruption volontaire de grossesse).

La loi

  • L’interruption volontaire de grossesse ou IVG est autorisée en France depuis la loi du 17 janvier 1975.
  •  Le médecin enlève l’embryon qui a commencé à se développer dans l’utérus de la femme.
  •  L’IVG se pratique en clinique privée ou à l’hôpital.
  • L’intervention doit se faire avant la 12e semaine de grossesse (sauf en cas de grossesse à risque pour la femme ou si l’enfant à naître est atteint d’une affection grave).

Démarches

Consulter au plus vite un médecin (généraliste ou gynécologue)

  • Il vous prescrira éventuellement d’autres analyses en laboratoire pour vérifier votre grossesse.
  • Il vous transmettra toutes les informations nécessaires sur les différentes méthodes d’IVG.
  • Il vous remettra un dossier guide vous rappelant les dispositions légales, la liste des adresses d’établissements d’information, de consultation ou de conseil familial, des centres de planification, des services sociaux, mais aussi la liste des établissements où sont pratiquées les IVG près de chez vous.

Une semaine de réflexion est obligatoire avant la seconde consultation médicale.
Un temps pour faire le point, être sûre de sa décision, en parler.
Les mineures vont pendant cette semaine passer une consultation psycho-sociale.

La consultation psycho-sociale

  • Elle se fait au Planning familial ou dans les services sociaux des hôpitaux.
  • Elle est obligatoire pour les mineures.
  • Elle est gratuite. Cette consultation vous permettra de parler librement, d’aborder tous les points, votre situation sociale, familiale, votre souffrance psychologique. Vous pourrez aussi vous informer sur vos droits et recevoir les conseils appropriés à votre situation.
  • Lors de cette consultation, la femme mineure peut exprimer le souhait de garder le secret à l’égard de son père et de sa mère.
  • Une attestation d’entretien est délivrée, à remettre au médecin lors de la deuxième consultation.

Une deuxième consultation médicale est obligatoire

  • On remet au médecin :
    -    l’attestation de première consultation médicale,
    -    l’attestation de consultation psycho-sociale,
    -    le consentement écrit de son père ou de sa mère.
    Si la mineure a choisi le secret vis-à-vis de ses parents, elle remet l’attestation de l'adulte accompagnant (établie lors de la consultation psycho-médicale).
  • Vous remettez par écrit votre demande d’IVG.
  • Le médecin vous donne une attestation destinée au centre qui pratiquera l’IVG.

Différentes méthodes d’IVG

La méthode par aspiration

  • Se pratique sous anesthésie locale ou générale.
  • L’hospitalisation ne dure qu’une demi-journée environ.
  • Une canule introduite dans le col de l’utérus, reliée à un système d’aspiration, enlève l’œuf et la muqueuse utérine interne. Cette méthode est la plus utilisée.

La méthode médicamenteuse

  • Est réservée aux femmes dont la grossesse est inférieure à 5 semaines.
  • Nécessite trois consultations et plusieurs heures à l’hôpital, en clinique ou en cabinet sous surveillance médicale.
  • Utilise un produit qui bloque l'action des hormones qui maintiennent la grossesse et un autre qui augmente les contractions de l'utérus.

Coût

La Sécurité sociale prend en charge 80 % des frais, certaines mutuelles peuvent rembourser le reste.

  • Pour les mineures qui n’ont pas l’accord des parents, les frais sont intégralement pris en charge par l’ État.

Vrai ou faux ?

  • Le médecin peut refuser une IVG ?
    Vrai : on appelle cela la clause de conscience. Si cet acte lui pose un problème moral, il peut refuser, mais il doit impérativement vous aiguiller vers un autre médecin et vous donner toutes les informations nécessaires.
  • Ça fait mal ?
    Vrai et faux : parfois physiquement avec la méthode médicamenteuse. Un avortement n’est pas un acte anodin, c’est une épreuve psychologique difficile. Vous pourrez revoir votre médecin pour en parler avec lui, il pourra vous prescrire des médicaments si vous souffrez. Dans tous les cas, une douleur prolongée suite à une IVG nécessite une consultation médicale rapide.
  • Une IVG rend stérile ?
    Faux : une IVG pratiquée dans de bonnes conditions est sans risque pour votre future vie maternelle. Néanmoins, l’IVG n’est pas un mode de contraception ! Plusieurs IVG successives peuvent accentuer les facteurs de stérilité.

À savoir

Une solution est toujours possible
Des professionnels des services sociaux et médicaux sont là pour vous guider et vous informer dans vos démarches.

Vous pouvez aussi vous renseigner auprès des services sociaux de votre mairie.

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